Page:Sévigné - Lettres, éd. Monmerqué, 1862, tome 8.djvu/505

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le Roi au roi d’Angleterre, en lui disant adieu « Mon- sieur, je vous vois partir avec douleur; cependant je souhaite de ne vous revoir jamais mais si vous revenez,. soyez persuadé que vous me retrouverez tel que vous me laissez8. » Peut-on mieux dire? Il9 l’a comblé de toutes choses, et grandes, et petites deux millions, des vaisseaux, des frégates, des troupes, des officiers, M. d’Avaux (votre M, d’Irval111), qui fait en cette occasion la plus belle et la plus brillante figure du monde J’eussiez-vous cru de Figuriborumli? c’étoit un présage; oui, tout le monde trouve cet emploi digne d’envie et d’un homme consommé dans les affaires, et capable de donner de bons conseils; si M. de Barrillon 13 ne sent cela, il est bien heureux. Je reviens aux petites choses des toilettes, des lits de camp, des services de vaisselle vermeil doré et d’argent, des armes pour sa personne, qui sont celles du Roi


8. Voyez le Journal de Dangeau, au 25 février 1689.

g. « Le Roi. » [Édition de 1754.)

10. Les mots « votre M. d’Irval » manquent dans les deux éditions de Perrin. D'Irval était l’ancien nom du comte d’Avaux. Voyez tome il, p. 56., note 19.

u. Ce membre de phrase, qui, de même que le suivant, se trouve seulement dans notre manuscrit, prouve que c’est le comte d’Avaux x qui a été désigné par Mme de Sévigné sous le sobriquet de Pigurtborum, et non pas Colbert de Croissy, comme il a été dit par erreur au tome II, p. 3g6, note is, et tome IV, p. 3o4, note 3. la. « Oui, je ne vois personne qui ne trouve cet emploi digne d’envie. » (Editions de ij’ij et de 1754.)

r3. Barrillon, ambassadeur en Angleterre, avait tout ignoré et n’avait rien prévu, tandis que le comte d’Avaux, ambassadeur en Hollande, n’avait cessé d’avertir de la révolution que préparait le prince d’Orange. (Note de tédition de 1818.)

14. a De vaisselle de vermeil doré. » (Édition, de 1787.) « De vaisselle de vermeil. » (Édition de 17S4.)

15. Voyez ci-dessus, p. 488 et 489.

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