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1689

et des nouvelles, vous n’en seriez pas mieux; avant que tout cela soit dévidé dans l’imagination, la nuit est passée ainsi, comme vous savez bien3 que je dis vrai, ménagezvous selon votre santé.

Je menai hier mon marquis chez Mme du Puy-du-Fou elle est bien vieillie. M. de Mirepoix, qui m’étoit déjà venu voir ici, y revint une seconde fois, et ne me parla jamais, dans l’une et l’autre visite, que de la considération qu’il avoit faite, en se mariant, sur l’agrément de la famille 4 la petite poupée meurt d’ennui dans cette noire maison. Je fus ensuite chez Mme de Lavardin, à qui je fis voir votre souv enir elle embrassa dix fois votre fils elle vous aime chèrement, ainsi que Mme de Mouci mais cette dernière est dans le troisième ciel elle a perdu une sœur religieuse 6 qu’elle n’aimoit guère; je lui ferai vos compliments, et à son sage frère 6. Monsieur le chevalier arriva hier au soir il se porte bien; il sera employé, il ne sait encore en quel pays. J’admire son courage. Votre enfant est fort aimable et fort joli; il se mêle déjà de toutes ses affaires, il ordonne, il marchande, il suppute c’est dommage que son père n’en ait usé de même.

Monsieur le chevalier vous doit mander’ ce que dit 3. Le mot bien manque dans le texte de 17.54. Tout l’alinéa suivant manque dans l’édition de 1737, sauf une phrase rejetée à la fin de la lettre (voyez ci-après la note 7).

4. Voyez les lettres du 10 et du 19 janvier précédent, p. 403 et 404, 419 et 420.

5. Elle avait quatre sœurs religieuses.

6. Achille de Harlay, alors procureur général, et depuis premier président au parlement de Paris, en novembre 1689. (Note de Perrin.)

y. « Doit vous mander. » (Édition de 1754.) La lettre commence à cet alinéa dans notre manuscrit. L’édition de 1737 en donne ainsi le commencement 0: Voici ce que dit le Roi au roi d’Angleterre, etc., » et rejette à la fin de la lettre cette phrase du paragraphe précédent « Monsieur le chevalier est arrivé hier au soir: il se porte bien ; il servira, mais il ne sait encore eu quel pays. »