Page:Schiller - Le Nécromancien ou le Prince à Venise, tome premier.djvu/51

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Le Sicilien se mordit la lèvre. Je n’ose, répondit-il, citer personne qui ait reçu les ordres.

Cela est fâcheux, reprit l’Anglais ; il nous aurait peut-être appris de quelle maladie il est mort.

Le marquis de Lanoy, dit alors le prince, était, dans la dernière guerre, brigadier au service de France. J’ai été intimement lié avec lui. Il fut blessé mortellement à la bataille de Hastenbeck : on l’apporta dans ma tente, et il y mourut entre mes bras. Prêt à rendre le dernier soupir, il me fit approcher de lui : Prince, me dit-il, je ne reverrai plus ma patrie ; apprenez un secret dont je suis le seul dépositaire. Dans un couvent, sur les frontières de la Flandre, vit un…. Dans cet ins-