Page:Schwob - Mœurs des diurnales, 1903.djvu/50

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il semble bien que l’historien fût encore vivant. Jusqu’ici on n’avait naturellement pu tenir aucun compte du témoignage de Publicola, en raison du texte très suspect rapporté par Anas Venerator.

Voici donc le récit de Q. Publius Publicola [excerpta ex quinto itineris, dit Anas, — c’est-à-dire que le voyage de Publicola comprenait quatre livres au moins avant le texte cité.]



l’île des diurnales


La mer cimmérienne (?) s’étend depuis la Bretagne jusqu’à Thulé (?) ; les tempêtes y sont fréquentes et les brouillards très épais. Nous y fûmes poussés par des vents contraires jusqu’à l’île des Diurnales, qu’on dit avoir été habitée (?) par César [1], ce qui, à la vérité, me paraît fort improbable. Cette île tire son nom d’une certaine race d’hommes qui paraît y exercer le pouvoir et qui s’appellent ainsi. Ils nourrissent dans un temple un grand nombre d’animaux prodigieux, semblables à des manières

  1. Quam ferunt ipsum Cæsarem coluisse.