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AVERTISSEMENT


Édouard Chavannes (1865-1918) était dans sa vingt-quatrième année lorsqu’il arriva à Pékin en mars 1889. Six mois plus tard, il écrivait à Henri Cordier qu’il se proposait de traduire la première partie du Che ki de Sseu-ma Ts’ien, « celle qui présente une histoire des dynasties chinoises depuis Chen Noung jusqu’aux Han », autrement dit la section intitulée « annales principales » (chapitres i-xii) 1. L’année suivante paraissait dans une revue de Pékin sa traduction d’un des « huit traités » (pa chou), celui qui traite des cultes impériaux des Han (chapitre xxviii, « Les sacrifices fong et chan »). Lorsqu’il quitta Pékin en 1893, il avait réussi à mettre sur pied, avec le concours d’un « académicien » chinois, une traduction intégrale de tous les cent trente chapitres du Che ki ; mais ce n’était qu’une ébauche, rédigée au courant de la plume et dépourvue de toute annotation. Le manuscrit en est conservé au Musée Guimet, avec celui de quelques autres traductions, annotées (probablement en vue de ses cours au Collège de France), mais non mises au point pour être publiées ; elles comprennent six « monographies » (lie tchouan) concernant les peuples barbares (chapitres cx, cxiii-cxvi et cxxiii). Après sa nomination au Collège de France, où il ouvrit son enseignement en décembre 1893, Chavannes publia coup sur coup à Paris, chez l’éditeur Ernest Leroux, en cinq tomes, de 1895 à 1905, la traduction des quarante-sept premiers chapitres du Che ki, abondamment annotée et enrichie d’une introduction de 225 pages et de nombreux appendices ; on a pu dire que ce travail constituait


1. H. Cordier, « Édouard Chavannes », dans T’oung Pao, XVIII (1917), p. 115.