Page:Sophocle, trad. Leconte de Lisle, 1877.djvu/273

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abondante sagesse, sinon – car la coutume n’est pas qu’il en soit ainsi – il est beau d’en croire de sages conseillers.


LE CHŒUR.

Roi, s’il a bien parlé, il est juste que tu te laisses instruire, et toi par ton père, car vos paroles sont bonnes à tous deux.


KRÉÔN.

Apprendrons-nous la sagesse, à notre âge, d’un homme si jeune ?


HAIMÔN.

N’écoute rien qui ne soit juste. Si je suis jeune, il convient que tu considères mes actions, non mon âge.


KRÉÔN.

Faut-il donc honorer ceux qui n’obéissent point aux lois ?


HAIMÔN.

Certes, je ne serai jamais cause que tu honores les mauvais.


KRÉÔN.

Celle-ci n’a-t-elle pas été atteinte par ce mal ?


HAIMÔN.

Tout le peuple de Thèba le nie.


KRÉÔN.

Ainsi la ville me prescrirait ce que je dois vouloir ?