Page:Sophocle, trad. Leconte de Lisle, 1877.djvu/284

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Antistrophe II.

Et ils pleuraient la destinée de leur mère et les noces dont ils étaient nés ; car elle descendait de l’antique race des Érekhtides, et elle avait été nourrie dans les antres reculés, au milieu des tempêtes paternelles, étant la fille de Boréas et l’enfant des dieux ; et elle gravissait d’un pied sûr, telle qu’un cheval qui court, l’escarpement des collines. Cependant les Moires éternelles l’atteignirent aussi, ô mon enfant !


TEIRÉSIAS.

Princes de Thèba, nous sommes venus ensemble, voyant par les yeux d’un seul, car il faut que les aveugles soient conduits pour marcher.


KRÉÔN.

Qu’y a-t-il de nouveau, ô vieillard Teirésias ?


TEIRÉSIAS.

Certes, je te l’apprendrai ; mais obéis au divinateur.


KRÉÔN.

Je n’ai point encore repoussé tes conseils.


TEIRÉSIAS.

C’est pourquoi tu as heureusement gouverné cette ville.


KRÉÔN.

Je puis attester que tu m’es venu en aide.