Page:Stowe - Marion Jones.djvu/11

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mettre cette excuse, il valait mieux à son avis faire le moins de bruit possible ; personne ne pouvait répondre d’un moment de tentation.

Quelques pages du livre de sa vie feront plus clairement rassortir les traits saillants de son caractère. Un certain rusé propriétaire terrien du nom de Jones, qui ne brillait pas par sa réputation d’honnêteté, avait vendu à M. Dudley un lot de terre d’assez forte valeur, et il en avait reçu l’argent ; mais sous divers prétextes il avait différé d’en remettre les titres de cession. Dans ces entrefaites il mourut, et le titre ne put se retrouver, tandis que par testament il léguait ce lot de terre à l’une de ses filles.

Le vieux M. Dudley dit que c’était extraordinaire ; qu’il savait bien que Seth Jones avait la réputation d’aimer l’argent, mais qu’il ne le croyait pas capable d’une telle action. Et il alla trouver le squire Abel pour lui exposer l’affaire, afin d’en obtenir réparation s’il était possible.

— Je n’aime pas le dire, mais vous savez, squire Abel, M. Jones était, était ce qu’il était, bien qu’il soit mort aujourd’hui. C’est tout ce que le brave homme put trouver