Page:Stowe - Marion Jones.djvu/17

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modant et remettant les gens d’accord avec une persévérance merveilleuse.

Le Père Mâchoire lui-même avait ou témoignait un grand respect pour le brave homme, allait chez lui pour lui demander des conseils, que, comme tous les chercheurs d’avis, il ne suivait qu’autant qu’ils s’accordaient avec ses intérêts et sa manière de voir. Mais son plus grand plaisir était de venir s’installer, le soir, au foyer du vieillard, et de lui raconter les différentes affaires de la journée où il s’était trouvé volontairement mêlé.

La grande affaire de toutes les affaires, celle qui absorbait la plus grande partie des loisirs du Père Mâchoire, avait pris naissance dans une querelle qu’il avait eue jadis avec le squire Jones, le père de Marion et de Silence, au sujet d’une mitoyenneté entre ses terres et celles du squire.

Le principe de la discussion provenait de ce que le squire Jones avait un moulin dont les eaux, à ce que prétendait le Père Mâchoire, inondaient ses bonnes terres. Or comme les bonnes terres du Père Mâchoire étaient de leur nature moitié marais, moitié ajoncs, par conséquent susceptibles d’être