Page:Stowe - Marion Jones.djvu/46

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— Ne me parlez pas de cela… Je vous demande si ce qu’on m’a dit est vrai ?

Joseph mit ses mains dans ses poches, et s’approcha de la fenêtre en sifflant.

— Parce que si cela est, je vous conseille de défaire votre cœur le plus vite que vous pourrez, attendu que la fille du squire Jones n’aura jamais un sou de mon argent ; c’est moi qui vous le dis.

— Ma foi, mon père, je pense que Marion Jones ne saurait être blâmée pour les sottises de son père, je vous assure que c’est une bien jolie personne.

— Je m’inquiète peu si elle est jolie ; qu’est-ce que cela peut me faire ? Je vous ai envoyé au collège, Joseph, et cela m’a coûté cher, croyez-le bien ; vous voici de retour, et pour votre premier exploit vous faites la cour à cette fille du squire Jones, qui se donnait toujours des airs d’être plus que moi. D’ailleurs j’ai l’intention d’avoir un procès au sujet de cette propriété. M. Dudley aussi veut leur faire un procès, et si nous gagnons cette fille ne possédera plus rien ; et si vous vous mariez, je veux que vous ayez quelque chose. C’est un tour que ces filles veulent me jouer ; mais je le leur