Page:Stowe - Marion Jones.djvu/47

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rendrai bien. Je vais aller causer un peu avec cette Silence, et lui faire connaître ma manière de voir à son sujet.

— Silence, dit Marion retirant vivement la tête de la fenêtre et d’une voix émue, voici M. Adams qui vient chez nous.

— Joé Adams ? eh bien qu’y a-t-il là d’étonnant ?

— Non pas lui, ma sœur, mais son père… C’est le père Mâchoire.

— Quand ce serait lui, enfant ? Pourquoi vous effaroucher ? Croyez-vous donc qu’il me fait peur ? S’il en veut plus que je ne lui en ai servi la dernière fois, il aura son compte. Et miss Silence prit son tricot, et vint s’asseoir dans son grand salon, droite comme un piquet, les lèvres pincées et dans une attitude de défi, tandis que la pauvre Marion, sentant son petit cœur battre dans sa prison à tout briser, se glissa hors du salon.

— Bonjour, mademoiselle Silence, dit le père Adams après avoir essuyé ses pieds pendant un quart d’heure.

— Jour, monsieur, dit Silence supprimant l’augmentatif bon. Le père Adams prit une chaise, et vint