Page:Stowe - Marion Jones.djvu/54

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dit sa sœur. Je ne veux pas savoir, quant à présent, si vous avez réellement songé à vous marier avec ce Joseph Adams.

Le cœur de miss Silence était robuste, mais non pas insensible : lorsqu’elle vit Marion prendre la chose au tragique, elle se radoucit graduellement.

— Voyons, pauvre petite sotte, dit-elle lui donnant une légère tape en guise de sympathie ; vous me faites de la peine. Ce bon à rien vous a ensorcelée sans doute.

— Oh ! ne parlons plus de cela, je vous en supplie, j’en suis malade !

— Voilà comme je vous aime, Marion ! je suis bien aise de vous entendre parler ainsi. Je vous défendrai, Marion. Ah ! si j’attrape Joseph Adams à rôder par ici avec sa figure de blanc-bec, je lui parlerai !

— Non, non, je vous en prie, ma sœur, ne dites pas un mot de tout ceci à M. Adams.

— En tout cas, je puis bien lui dire que nous ne voulons plus entendre parler de lui.

— Mais je ne veux pas lui dire cela du tout ; c’est à dire, je ne sais plus. Enfin, ma sœur, ne lui dites absolument rien.