Page:Stowe - Marion Jones.djvu/66

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chez lui ce qu’il avait pu faire pour gagner la confiance du vieillard, qui enfin, à sa grande satisfaction, allait se décider à plaider, comme tout le monde.

Le jour suivant, la maison de M. Dudley avait prit une apparence d’activité et de préparatifs qui ne lui étaient pas habituels. On avait ouvert le salon de réception pour en renouveler l’air ; une fournée de gâteaux cuits et appétissants ornaient la table de la cuisine. Notre ami Joseph, la mine affairée, parcourait la maison, et il avait eu déjà plusieurs secrètes conférences avec M. Dudley, dont l’épouse allait et venait d’un air mystérieux, donnant à voix basse ses instructions sur la quantité d’œufs et de raisins à mettre dans un pudding, comme s’il se fût agi d’un secret d’État.

Dans l’après-midi, Joseph se présenta au domicile des deux sœurs, pour leur annoncer qu’une grande réunion devait avoir lieu le soir même chez M. Dudley, et qu’il était chargé de les y inviter.

— Mais dites-moi donc ce qu’ont tous ces gens depuis quelque temps à se réunir si souvent ? Joé Adams, il y a encore là quelque tour de votre invention. Voyons, à quoi êtes-vous occupé en ce moment ?