Page:Stowe - Marion Jones.djvu/72

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veaux époux, je calculais que je serais fier de cette jeune fille dont vous m’avez fait cadeau, et je veux vous en donner un autre en compensation : je vous donne la petite propriété que j’ai prise sur l’hypothèque de Stanton ; c’est une délicieuse petite maison avec des volets verts, entourée de fleurs et de toutes ces jolies choses qui plairont à Marion.

Des années de bonheur passèrent sur la tête du jeune couple dans la propriété de Stanton, et longtemps après que la dépouille mortelle de leur vénérable bienfaiteur fut religieusement déposée sous la pierre du champ de repos éternel. Le père de Joseph, vaincu par la magnanimité du bon vieillard, s’amenda sensiblement. Au lieu de se quereller sérieusement avec ses voisins comme il l’eût fait jadis, il se contentait de discuter avec son fils le contre-sens de toutes les questions qui se présentaient dans leurs relations journalières ; et comme ce dernier était un fort logicien, il lui fournissait de belles occasions d’exercer ses facultés contradictoires.