Page:Sue - Le Juif errant - Tomes 9-10.djvu/388

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X


L’épreuve.


Mademoiselle de Cardoville et Djalma restèrent seuls.

Telle était la noble confiance qui avait succédé dans l’esprit de l’Indien à son premier mouvement de fureur irréfléchie, en entendant l’infâme calomnie de madame de Saint-Dizier, qu’une fois seul avec Adrienne, il ne lui dit pas un mot de cette accusation indigne.

De son côté, touchante et admirable entente de ces deux cœurs, la jeune fille était trop fière, elle avait trop la conscience de la pureté de son amour, pour descendre à une justification envers Djalma. Elle aurait cru l’offenser et s’offenser elle-même.

Les deux amants commencèrent donc leur entretien, comme si l’incident soulevé par la dévote n’avait pas eu lieu.

Le même dédain s’étendit aux notes qui, selon la princesse, devaient prouver l’imminence