Page:Sue - Le Juif errant - Tomes 9-10.djvu/402

La bibliothèque libre.
Aller à : navigation, rechercher
Cette page a été validée par deux contributeurs.


Djalma était respectueusement agenouillé au seuil de la porte, qu’il n’osait franchir.




XI


L’ambition.


Très peu de jours après l’entrevue de Djalma et d’Adrienne, que nous avons racontée, Rodin se promenait seul dans sa chambre à coucher de la maison de la rue de Vaugirard, où il avait si vaillamment subi les moxas du docteur Baleinier ; les deux mains plongées dans les poches de derrière de sa redingote, la tête baissée sur sa poitrine, le jésuite réfléchissait profondément ; son pas, tantôt lent, tantôt précipité, trahissait son agitation.

— Du côté de Rome, se disait Rodin, je suis tranquille, tout marche… l’abdication est pour ainsi dire consentie… et si je peux les payer… le prix convenu… le cardinal prince m’assure neuf voix de majorité au prochain conclave…