Page:Verhaeren - Poèmes légendaires de Flandre et de Brabant, 1916.djvu/15

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DÉDICACE


Avec ferveur je te dédie, ô Flandre,

Ces vers
Où ton passé scintille encor
Comme un amas de braises d’or,
Parmi les cendres.
Ces vers
Sombres ou clairs,
Je les rimai jadis en des saisons jolies,
Où l’existence était pour tous une embellie,
Où l’on ne pouvait croire, où l’on ne croyait pas
Qu’un jour pour te broyer sous son poids, l’Allemagne

Ferait crouler sur toi l’innombrable montagne