Page:Verhaeren - Poèmes légendaires de Flandre et de Brabant, 1916.djvu/21

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SAINT AMAND



Et seul, n’ayant foi qu’en lui-même

Puisque son Dieu songeait en lui,
Il s’en était venu, par les chemins fortuits,

Vers les pays rugueux et les océans blêmes.


Ténébreuse forêt dont le soleil levant

Avait peine à trouer la frondaison profonde,
Nuages d’ombre et d’or armés de vent
Qui accouriez du bout du monde,
Cris des bêtes et tumulte de voix
Et batailles, au fond des bois,

Et vous, bandits, qui restiez aux écoutes