Page:Verne - Cinq Semaines en ballon.djvu/95

La bibliothèque libre.
Aller à : navigation, rechercher
Cette page a été validée par deux contributeurs.


— Décide-toi, mon cher Samuel, cela presse.

— Il est fâcheux que le vent soit tombé, reprit Joe ; il nous eût entraînés loin de l’orage.

— Cela est regrettable, mes amis, car les nuages sont un danger pour nous ; ils renferment des courants opposés qui peuvent nous enlacer dans leurs tourbillons, et des éclairs capables de nous incendier. D’un autre côté, la force de la rafale peut nous précipiter à terre, si nous jetons l’ancre au sommet d’un arbre.

— Alors que faire ?

— Il faut maintenir le Victoria dans une zone moyenne entre les périls de la terre et les périls du ciel. Nous avons de l’eau en quantité suffisante