Page:Verne - Histoire des grands voyages et des grands voyageurs, Hetzel, 1870, tome 1.djvu/54

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à venir en vue de Poulo-Oby, situé dans le sud de la pointe de Cambodje.

Devant les navires du marchand de Bassorah s’ouvrait alors la mer de Senf, étendue d’eau comprise entre les Moluques et l’Indo-Chine. Soleyman alla se ravitailler à l’île Sander-Foulat, située vers le cap Varela, et, de là, il se lança sur la mer de Sandjy ou mer de Chine, et, un mois plus tard, il entrait à Khan-fou, le port chinois de la ville actuelle de Tche-kiang, où les bâtiments, à cette époque, avaient coutume d’aborder.

Le reste de la relation de Soleyman, complétée par Abou-Zeyd-Hassan, ne contient plus que des renseignements très-détaillés sur les mœurs des Indiens, des Chinois et des habitants du Zendj, contrée située sur la côte orientale de l’Afrique. Mais ce n’est plus le voyageur qui parle, et ces détails qu’il donne, nous les retrouverons, plus intéressants et plus précis, dans les relations de ses successeurs.Ce qu’il faut dire, pour résumer les travaux des explorateurs qui parcoururent la terre, seize siècles avant l’ère chrétienne et neuf siècles après, c’est que depuis la Norvège jusqu’aux extrémités de l’empire chinois, en passant par l’Atlantique, la Méditerranée, la mer Rouge, l’océan Indien et la mer de la Chine, cette immense étendue de côtes était en grande partie déterminée et visitée. Des explorations avaient été hardiment tentées à l’intérieur des terres, en Égypte jusqu’à l’Éthiopie, en Asie Mineure jusqu’au Caucase, dans l’Inde et la Chine jusqu’à la Tartarie, et si la précision mathé-