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LE PAYS DES FOURRURES.

On ajoutera que la célèbre voyageuse avait dans sa compagne Madge mieux qu’une servante, une amie dévouée, courageuse, qui ne vivait que pour elle, une Écossaise des anciens temps, qu’un Caleb eût pu épouser sans déroger. Madge avait quelques années de plus que sa maîtresse, — cinq ans environ ; elle était grande et vigoureusement charpentée. Madge tutoyait Paulina, et Paulina tutoyait Madge. Paulina regardait Madge comme une sœur aînée ; Madge traitait Paulina comme sa fille. En somme, ces deux êtres n’en faisaient qu’un.

Et pour tout dire, c’était en l’honneur de Paulina Barnett que le capi-