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ANÉSIDÈME. ià9
Le second livre développe ce qui est indiqué dans le premier : il traite des principes ^^\ des causes, du mouvement, de la géné- ration et de la destruction. Le troisième est consacré à la sen- sation et à la pensée ^^^ ; le quatrième démontre qu'il n'y a point de signes, puis indique les difficultés relatives h la nature, au monde, à l'existence des dieux. Le cinquième montre qu'il ne peut y avoir de causes : huit tropes, distincts des dix tropes dont il sera question plus loin , y sont exposés. Le sixième traite du bien et du mal; le septième combat la théorie des vertus; le huitième veut prouver que ni le bonheur, ni le plaisir, ni la sa- gesse ne sont le souverain bien, et qu'il n'y a aucune fin que l'homme puisse se proposer.
En dehors de ces indications , nous trouvons dans Sextus plu- sieurs passages où iEnésidème est nommé, et qui reproduisent exactement, sinon les termes mêmes dont il s'est servi, au moins sa pensée. Il y a seulement quelque difficulté à décider à quel point précis s'arrêtent les arguments empruntés à yËnésidème, et à quel moment Sextus recommence à parler pour son propre compte.
Ces passages sont les suivants : i*" Math., IX, a 18 (sur les causes), jusqu'à la section s 66 suivant Fabricius^'^; jusqu'à â58 suivant Saisset ^^\ car les mots Toivw oôSè xarà SidSoaiv ont le caractère d une conclusion et d une transition ; jusqu'à 937 sui- vant Zeller ^^\ car les mots xa) edXtv $1 Mt t/ nvos ahtov indi- quent le commencement d'un nouvel argument. Il semble bien qu'on ne puisse attribuer en toute sûreté à ifinésidème que le passage compris entre siS et 397.
a"* Maûï., VIII, ho (sur la vérité) jusqu'à la section 55 sui-
) Il faut probablemeol lire (170, B, 5) àpxfiff «u ^^"^ <le iX'tfiéh* Voy. Pap- penbeîm, ïhê Tropen dêr Griêch, SkêpL, p. 96; Berlin, i885.
<*) Pappeohein] (Und.) corriAe encore heureusement le texte, et lit, au lieu de wepi nipi^auH xai aioBi^aeûtç , mtpi poi^<reùH Mal tdoBi^vtttç,
^ Ad SexL Empir., iX, 918, 3.
<*) Op. ôL, p. 39. Natorp (p. 1 33) est du même avis. Les raisons qu*il donne ne nous paraissent pas décisives.
^) Op. cit., p. 90, 6.
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