Page:Vidocq - Mémoires - Tome 2.djvu/396

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CHAPITRE XXIX.


Les officiers de paix envoyés à la poursuite d’un voleur célèbre. — Ils ne parviennent pas à le découvrir. — Grande colère de l’un d’entre eux. — Je promets de nouvelles étrennes au préfet. — Les rideaux jaunes et la bossue. — Je suis un bon bourgeois. — Un commissionnaire me fait aller. — La caisse de la préfecture de police. — Me voici charbonnier. — Les terreurs d’un marchand de vin et de madame son épouse. — Le petit Normand qui pleure. — Le danger de donner de l’eau de Cologne. — Enlèvement de mademoiselle Tonneau. — Une perquisition. — Le voleur me prend pour son compère. — Inutilité des serrures. — Le saut par la croisée. — La glissade, et les coutures rompues.


On a vu quels désagréments m’a causés l’infidélité d’un agent ; je savais depuis longtemps qu’il n’est de secret bien gardé que celui qu’on ne confie pas ; mais la triste expérience qu’il m’avait fallu faire me convainquit de plus en plus de la nécessité d’opérer seul toutes les fois que je le pourrais, et c’est ce que je fis, ainsi qu’on va le voir, dans une occasion très importante.

Après avoir subi plusieurs condamnations, deux évadés des îles, les nommés Goreau et Florentin, dit Chatelain, dont j’ai déjà parlé,