Page:Vidocq - Mémoires - Tome 2.djvu/424

La bibliothèque libre.
Aller à : navigation, rechercher
Cette page a été validée par deux contributeurs.



CHAPITRE XXX.


Une rafle à la Courtille. — La Croix-Blanche. — Il est avéré que je suis un mouchard. — Opinion du peuple sur mes agents. — Précis sur la brigade de sûreté. — 772 arrestations. — Conversion d’un grand pécheur. — Biographie de Coco-Lacour. — M. Delavau et le trou-madame. — Entérinement de mes lettres de grâce. — Coup-d’œil sur la suite de ces mémoires. — Je puis parler, je parlerai.


À l’époque de l’arrestation de Fossard, la brigade de sûreté existait déjà, et depuis 1812, époque à laquelle elle fut créée, je n’étais plus un agent secret. Le nom de Vidocq était devenu populaire, et beaucoup de gens pouvaient l’appliquer à une figure qui était la mienne. La première expédition qui m’avait mis en évidence, avait été dirigée contre les principaux lieux de rassemblement de la Courtille. Un jour M. Henry ayant exprimé l’intention d’y faire une rafle chez Dénoyers, c’est-à-dire, dans la guinguette la plus fréquentée par les tapageurs et les mauvais sujets de toute espèce, M. Yvrier, l’un des