Page:Vidocq - Mémoires - Tome 3.djvu/28

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qu’il ne dépendrait que de toi de lui faire accorder ce qu’il demande.

— Tu as eu tort ; car je ne puis rien.

— Tu ne peux rien : belle nouvelle ! Certainement que tu ne peux rien, mais tu peux toujours le bercer de l’espoir que tu la lui feras obtenir.

— C’est vrai, mais que lui en reviendra-t-il ?

— Dis plutôt que nous en reviendra-t-il ? François, si tu t’y prends bien, est un messière qui financera. Il est déjà averti que tu fais la pluie et le beau temps dans l’administration ; il a bonne opinion de toi, ainsi, pas de doute, il jouera du pouce à la première réquisition.

— Tu penses qu’il lâchera la monnaie ?

— Si je le pense, mon ami, il se f… autant de six cents francs que d’un liard ; nous empoignerons les enjeux, c’est le point essentiel, après on le promène.

— À la bonne heure ; mais s’il se fâche ?

— Eh bien ! on l’envoie promener ; au surplus, ne t’inquiète pas, je me charge de tout. Pas de broderie (écrit), par exemple, tu connais