Page:Vidocq - Mémoires - Tome 4.djvu/132

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et d’une élégance presque aérienne, telles étaient les beautés dont Adèle offrait le rare assemblage. Au physique, elle éta à un être accompli ; au moral, que ce fût la faute du sort ou l’effet des mau-, vaises dispositions de son naturel, elle ne brillait pas d’autant de perfections.

Adèle appartenait à une famillebonnête, mais peu aisée. A Peine avait-elle atteint sa quatorzième annéeique, ravie à ses parents par l’une de ces entremetteuses dont Paris abonde, elle fut placée dans une maison de débauche. A ne considérer que le fini gracieux de ces formes dont l’aspect peut enflammer de voluptueux désirs, on pouvait dire d’Ad3 : le qu’elle était femme ; c’était un enfant, sous le rapport de cette naîvoté primitive, qui ne comprend encore ni le vice ni la vertu, aussi ne fut’- il pas difficile de l’entraîner dans Yabyme. Afin de.se déroberlaux recherches de ses proches, elle consentit d’abord à changer de nom, et pour que son extrême jeunesse ne fût point un obstacle aux. vues de l’infâme créature qui allait traûquer de ses charmes, elle se fit plus âgée qu’elle n’était., ; Adèle, conduite à la préfecture de police, y fut inscrite, suivant la coutume, sans que messieurs du bureau des’mœurs se permissenit d’a utres