Page:Vidocq - Mémoires - Tome 4.djvu/138

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fût, Iamère n’avait rien ’à leur refuser, ’car dans l’agent de- police elle voyait sa force légale, et am le voleur sa force matérielle ; des deux côtés, c’étaient des souteneurs qu’elle se ménageait. Que l’on y prenne garde, tout individu ’ qui se fait le despotç d’une courtisane, à la charge par lui de la défendre, envers et contre tous, s’il n’est pas mouchard, est toujours ou un. voleur de profession, ou un voleur en herbe. Adèle ne cessa d’être recherchée par des suppôts de police, que pour subir la loi des Guillazgnie, des Serouge, des T/Yctor — des- · Bois, des Coco-Ia—(}ow·, des Poillier, qui, ’ tour à tour, lui imposèrent Yobligation d’être leur maîtresse. Ce fut en leur compagnie qu’elle se familiarisa avec l’idée du vol : il lui restait ’l des scrupules, mais insensiblement ils réussirent à les lever et à lhzjfranclzir ; ils lui montrèrent les avantages de Yindustrie à laquelle ils se livraient, et cette industrie devint la sienne. g Ses débuts furent brillants : elle ne commença pas, comme tant d’autres, par faire la bourse et la montre, ç’eût été, comme on le dit, s’amuser aux bagatelles’dela porte, et Adèle portait ses ’, vues plus ·haut. Parmi ses amants, plusieurs excellaient dans l’art de fabriquer les fausses-