Page:Villiers de L’Isle-Adam - Axël, 1890.djvu/125

La bibliothèque libre.
Aller à : navigation, rechercher
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.

LE MONDE TRAGIQUE 113

Elle nous apprend que les trois officiers-généraux, dont tu parles, avaient effectivement été chargés, par le haut Conseil des finances de la Confédération, de transférer, dans une citadelle de l’ouest allemand, d’immenses richesses nationales. Contraints, par l’irradiation des troupes françaises, à des détours imprévus, les convoyeurs durent longer la frontière bavaroise, — puis s’avancer vers le centre : ceci d’après une marche pointée sur des cartes de guerre.

HERR ZACHARIAS

Sur celle que vous avez sous les yeux.

LE COMMANDEUR

Or, ce fut à plus de vingt-cinq lieues de toutes approches de cette Forêt-Noire, que, — par suite, il est vrai, d’une circonstance demeurée inexpliquée, — le général d’Auërsperg, ainsi que ses deux lieutenants, se trouvèrent ensemble, un certain jour, quelque peu en avant du convoi, — qui fut, sans nul doute, capturé par l’ennemi. Du faîte de hauteurs gardées, ils furent aperçus par une brigade, en reconnaissance, de tirailleurs français…

HERR ZACHARIAS, posant un doigt sur la carte

Voici l’endroit précis !