Page:Vivien - Évocations, 1903.djvu/126

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« Tu hais ma pensée, Atthis, et mon image…
Cet autre baiser, qui te persuada,
Te brûle, et tu fuis, haletante et sauvage,
Vers Androméda. »

Je fus jadis l’ardeur, la lumière et la flamme…
Maintenant, je ne suis qu’un reflet dans ton âme…

La voix de Psappha dans le lointain :

« Je ne trahis point l’invariable amour…
Mon cœur identique et mon âme pareille
Savent retrouver, dans la splendeur du jour,
L’ombre de la veille.

« Car j’étreins Atthis sur les seins de Dika,
Et, dans le parfum que l’air d’automne emporte,
L’âme, que longtemps ma douleur invoqua,
De Timas la Morte.