Page:Vivien - Évocations, 1903.djvu/35

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récit


Semblable au vague essor des oiseaux de la nuit,
Une forme apparaît en traînant ses longs voiles.
Dans ses regards se meurt le reflet des étoiles.
Le pâtre a vu briller le fantôme qui fuit
En murmurant : « Allons vers la gloire des cimes,
Je te révélerai non front éblouissant.
Les glaciers sont moins purs que mes yeux. »

chœur


O passant,

Ne suis pas le chemin qui longe les abîmes.

récit


« Homme, je suis pareille au plus cher de tes vœux.
Autour de ma beauté flottent des soupirs d’âmes,
Et mon corps est pétri de parfums et de flammes.
La lune sur les fjords ressemble à mes cheveux.
Ma voix garde l’écho des voluptés intimes