Page:Von Moltke - La Guerre de 1870.djvu/122

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U4 · _LA GUERRE DE l810, sible, en entendant tonner le canon du coté de Bazeilles. Pour marcher droit au secours des troupes engagées, il eut fallu que la colonne de gauche franchit deux ravins profon- dément encaissés et la forêt de Chevallier absolument im- praticable ; on préféra lui faire faire un détour par Villers- Cernay ; la colonne de droite y dut passer également; elle traversa la localité à temps encore pour prendre part à la lutte que soutenait le corps saxo11 contre la division de Lartigue et pour enlever deux pièces à cette dernière. Les divisions que le général de Wimpiïen avait fait revenir en arrière avaient réoccupé déjà leurs positions surle bord occidental de la vallée. C’est contreelles que, depuis le bord oriental, les quatorze batteries de la garde ouvrirent le feu. . A ce moment-là, c’est-à-dire à 10 heures, le IV° corps était arrivé en arrière de Bazeilles ; l’une de ses divisions, la 7°, avait atteint Lamécourt, l’autre, la 8**, entrait à Re- milly et sa tête de colonne s’était avancée j usqu’à la gare. La première tentative des Français de faire la trouée vers l’est, par Carignan, avait échoué. Mais la retraite vers 4 l’ouest, sur Mézières, etait également coupée dès ce mo- ment-là. Les V° et XI° corps et la division wurtember- geoise, de la troisième armée, avaient reçu l’ordre de se porter en avant sur la route conduisant à cette place. Les troupes s’étaient mises en marche dans la nuit et dès 6 heures du matin elles franchissaient la Meuse à'Donchery` et sur les trois ponts de pontons qui avaient été construits plus en aval. Les patrouilles qu’elles envoyèrent en avant constatèrent que la route était absolument libre et la canonnade violente qu’on entendait du coté de Bazeilles permettait de sup- poser que les Français avaient accepté la bataille dans leurs