Page:Wilde - La Maison de la courtisane, trad. Savine, 1919.djvu/25

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couronnée de pavots, et tu gardes les cendres sacrées des morts. Car bien que tu aies cessé d’enfanter des générations guerrières, tes nobles morts sont avec toi, — eux du moins, sont fidèles à ta gloire. — Garde-les avec sollicitude, ô cité sans enfants. Car c’est un charme puissant pour éveiller chez les hommes les rêves de choses sublimes, que ces tombes solitaires où reposent les grandeurs du passé.


III


Voyez ce pilier voûté, qui se dresse dans la plaine. Il marque la place où le plus brave des chevaliers de France reçut le coup mortel. C’était le prince de la chevalerie, le seigneur de la guerre. C’était Gas-