Page:Wilde - La Maison de la courtisane, trad. Savine, 1919.djvu/30

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tendre un grand cri. La Grèce se dressa prête à combattre pour la liberté, et elle le fit venir de Ravenne. Jamais chevalier ne partit plus généreusement pour les mêlées des batailles, nul ne tomba plus bravement sur le sol ensanglanté, d’où on le rapporta sur son bouclier comme on eût fait d’un Spartiate. O Hellade, Hellade ! En ton heure de fierté, en ton jour de puissance, rappelle-toi celui qui mourut pour arracher de tes membres les chaînes de la servitude. O Salamine, ô plaines solitaires de Platée, ô vagues furieuses de la mer Eubéenne pleine de tempêtes, ô cimes des Thermopyles désertes que balaient les vents, il vous aima bien, et non point en paroles seulement, celui qui te donna si libéralement sa lyre et son épée, comme fit Eschyle dans la bataille acharnée de Marathon.

Et l’Angleterre, elle aussi, se réjouira de