Page:Wilde - La Maison de la courtisane, trad. Savine, 1919.djvu/31

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son fils, de son guerrier poète, le premier à chanter et à combattre. La calomnie, à la rage empoisonnée, n’osera plus ramper comme un serpent sur son nom accompli et défigurer l’écusson seigneurial de sa renommée.

Car, ainsi que la couronne d’olivier, récompense de la course, illumine de joie la figure animée de tous les coureurs, comme la croix rouge qui sauve les hommes pendant la guerre, comme le phare empanaché de flamme qu’aperçoivent de loin les marins sur une mer que soulève l’orage, tel était son amour pour la Grèce et la Liberté.

Byron, tes couronnes sont éternellement fraîches et vertes. Les pétales rouges des roses de la Sapphique Mitylène ceindront ton front. Pour toi fleurit le myrte, dans des clairières mystérieuses, près de la solitaire Castalie. Les lauriers attendent ta