Page:Wilde - La Maison de la courtisane, trad. Savine, 1919.djvu/47

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Poignarder ma jeunesse avec les armes du désespoir, porter la livrée voyante de ce siècle mesquin, laisser les mains les plus viles voler mon trésor, avoir mon âme captive dans les filets d’une chevelure de femme, et n’être que le domestique mercenaire de la Fortune, je jure que je ne l’aime point. Tout cela, c’est pour moi moins que la légère écume qui se joue sur la mer, moins que l’aigrette du chardon, en un jour d’été, détachée de sa graine. Mieux vaut me tenir à l’écart, bien loin