Page:Wilde - La Maison de la courtisane, trad. Savine, 1919.djvu/54

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L’aurore suit l’aurore, et les nuits marchent à leur déclin, et pendant tout ce temps cette chatte singulière reste allongée sur le tapis chinois, ses yeux de satin à la bordure d’or. Elle reste couchée sur la natte, elle épie obliquement, et sur sa gorge couleur de tan roule en vague sa fourrure douce et soyeuse, qui parfois ondule jusqu’à ses oreilles pointues. Approchez donc, mon charmant sénéchal, qui somnolez en votre pose de statue. Approchez donc, être d’un grotesque si exquis, à demi-femme, à demi-animal.

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Approchez, ma charmante, ma langoureuse Sphinge, et venez poser votre tête