Page:Wilde - Le Crime de Lord Arthur Savile, trad. Savine, 1905.djvu/30

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colique, aux cheveux noirs et aux cils de sentimentale, refusa nettement de laisser révéler son passé ou son avenir.

Aucun des efforts de lady Windermere ne put non plus amener M. de Koloff, l’ambassadeur de Russie, à consentir même à retirer ses gants.

En réalité, bien des gens redoutaient d’affronter cet étrange petit homme au sourire stéréotypé, aux lunettes d’or et aux yeux d’un brillant de perle, et quand il dit à la pauvre lady Fermor, tout haut et devant tout le monde, qu’elle se souciait fort peu de la musique, mais qu’elle raffolait des musiciens, on estima, en général, que la chiromancie est une science qu’il ne faut encourager qu’en tête-à-tête[1].

Lord Arthur Savile, cependant, qui ne savait, rien de la malheureuse histoire de lady Fermor, et qui avait suivi M. Podgers avec un très grand intérêt, avait une vive curiosité de le voir lire dans sa main.

  1. En français dans le texte.