Poésies de Catulle/3

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Traduction par Charles Héguin de Guerle.
Panckoucke, 1837 (pp. 5-7).
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III.
IL DÉPLORE LA MORT DU PASSEREAU.

Pleurez, Grâces ; pleurez, Amours ; pleurez, vous tous, hommes aimables ! il n’est plus, le passereau de mon amie, le passereau, délices de ma Lesbie ! ce passereau qu’elle aimait plus que ses yeux ! Il était si caressant ! il connaissait sa maîtresse, comme une jeune fille connaît sa mère : aussi jamais il ne s’éloignait d’elle ; mais, voltigeant sans cesse autour de Lesbie, il semblait l’appeler sans cesse par son gazouillement. Et maintenant il erre sur ces ténébreux rivages que l’on passe, dit-on, sans retour. Oh ! soyez maudites, ténèbres funestes du Ténare, vous qui dévorez tout ce qui est beau ; et il était si beau, le passereau que vous m’avez ravi ! Ô forfait ! ô malheureux oiseau ! c’est pour toi que les beaux yeux de mon amie sont rouges, sont gonflés de larmes.

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