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À Monsieur de Scudéry (sur son « Ligdamon et Lidias »)

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Poésies Diverses, Texte établi par Charles Marty-Laveaux10 (p. 57).

XV

À Monsieur de Scudéry
[Sur son Ligdamon et Lidias].

Ce quatrain se lit, signé du nom de Corneille, au verso du onzième feuillet de Ligdamon et Lidias ou la Ressemblance, tragi-comédie de Scudéry, représentée, suivant les frères Parfait, en 1629, et publiée à Paris, chez François Targa, en 1631. L’Achevé d’imprimer est du 18 septembre 1631. Ces vers sont les premiers de notre poëte qui aient été imprimés. Signalés par les frères Parfait dans leur Histoire du Théâtre françois (tome IV, p. 443), ils ont été remis en lumière par M. Éd. Tricotel dans le Bulletin du bouquiniste du 1er août 1859. C’est la première fois qu’ils sont recueillis dans les Œuvres de Corneille.


Encor que Ligdamon, en dépeignant Silvie,
Lui donne assez d’appas pour charmer l’univers,
Sa beauté toutefois, dont la France est ravie,
Ne me toucheroit point sans celle de tes vers.