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Échos (La Revue blanche)/01 juillet 1891

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Échos
La Revue blancheTome 3 (série belge) (p. 231-235).
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Échos

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M. Paul Fort, directeur du Théâtre d’Art, nous prie d’annoncer que l’administration de son théâtre est transférée 73, rue Claude Bernard, à Paris. Les communications devront être envoyées à M. Léonard Rivière.

Les personnes qui désirent correspondre personnellement avec M. Paul Fort sont priées de s’adresser : 12, Avenue du Bac, Asnières.




La Plume émet 400 actions de 100 francs dans le but de fonder une Société anonyme qui aurait pour objet la publication d’une Revue, l’Édition d’une série de livres d’Art, des expositions annuelles de Peinture, Sculpture, Gravure et Dessin. — Son dernier numéro est consacré aux « Jeune Belgique »




Au sommaire du Mercure de France les noms de Rémy de Gourmont, Pierre Quillard, Jules Renard, Ernest Raynaud, G. Albert Aurier, Charles Morice, etc.




Dans l’Ermitage qui contient un intéressant article de M. Pierre Valin « L’Art par le Symbole » relevons les noms de Stuart Merrill, Paul Masson, Henry Mazel, Dauphin Meunier.

À paraître prochainement de nos collaborateurs : « Petits Poèmes d’Automne » par Stuart Merrill, En Rêve par Dauphin Meunier, Le Pays par Alexis Noël.




Nous lisons dans l’Avenir Dramatique: « À propos du Théâtre Libre, un bruit curieux : M. Antoine aurait l’intention de créer à Versailles un théâtre Wagnérien où il jouerait les œuvres de Wagner, d’Ibsen et de Tolstoï » — Est-ce un Canard ?




Les Pétales de Nacre, le poème que M. Albert Saint-Paul publié chez Vanier, est une délicate effeuillaison de rêveries précieuses.

D’aucuns reprocheront à certaines pièces du volume, un rythme trop voisin de celui employé par un de nos plus glorieux poètes ; d’autres et nous sommes de ceux-là, seront reconnaissants à M. Albert Saint-Paul d’avoir fait œuvre de vraie poésie.

Témoignons et terminons en tant celle-ci ravissante :

En sa robe où s’immobilisent les oiseaux,
Une émerge des fleurs comme une fleur plus grande


Comme une fleur penchée au sourire de l’eau,
Les mains viennent tresser la traînante guirlande
Pour enchaîner le Dragon vert et de légende !
Qui de ses griffes d’or déchire les roseaux,


Les faisceaux de roseaux : banderolles et lances.
Et quand le soir empourpera le fier silence
Et la forêt enjôleuse de la Douleur,
Ses doigts, fuseaux filant au rouet des murmures



Les beaux anneaux fleuris liant les fleurs aux fleurs


Ses doigts n’auront saigné qu’aux épines peu dures.






Voici les curieuses déclarations de Chimère :


La Revue sera électrique. C’est son droit ; ce sera son devoir : manière de faire triompher le talent au profit des lecteurs et abonnés intellectuels qui nous viendront, et non au profit d’une école. Toutes les discussions et controverses seront admises ; mais la libre critique comportera une libre réponse. Les articles politiques y seront possibles, qui intéresseront par quelque côté la Littérature et l’Art.

Nous n’accueillerons pas les ripostes trop… spirituelles et qui empiéteraient sur le domaine de la diffamation. Nous n’insérons pas d’article sous l’anonymat


Et plus loin sur la 4me page de la couverture :


Certain que la couverture d’une revue littéraire est d’abord lue, nous avons placardé ici cet avertissement.

Nous paraîtrons durant douze mois entiers et consécutifs. Et si nous devons jamais disparaître, ce sera après satisfaction complète de ceux qui se seront intéressés à nous pendant notre existence.

À tous les abonnés, mais à eux seuls, nous donnerons comme prime un dessin, une eau-forte ou une aquarelle, d’un de nos premiers artistes de Paris. Ce dessin, cette eau-forte ou aquarelle, sera spécialement pour Chimère.

Inutile, disons-nous à beaucoup, de nous envoyer avec le montant de l’abonnement, un article, prose ou vers, qu’on serait très heureux de lire en notre estimable revue. Nous insérons (sans l’abonnement) ou nous n’insérerons pas (avec l’abonnement). Ça dépendra de la valeur de la copie envoyée.

Que ceci tienne également lieu de toute note préalable à laquelle se croit tenue la Rédaction d’une nouvelle feuille. Nous n’avons pas dit d’un nouveau périodique pour ne pas contrarier les gens positifs qui ne croient pas à l’existence durable d’elles.

L’abondance des Poèmes, des Revues et des Criquets, est trop démontrable pour que nous essayions de prouver l’opportunité de notre naissance.

Et, pour la gouverne de qui de droit, nous ne sommes pas nés : NOUS EXISTONS.


Chimère promet de ne pas être banale, comme on voit.




On nous prie d’annoncer que Chimère va signaler son originai début par une bonne action. La Rédaction de cette Revue, d’accord avec son fondateur, a résolu, dès la nouvelle de la mort de Jean Lombard, de venir en aide à la veuve et à ses trois enfants, dignement, comme il convient à la famille de ce poète de grand talent.

Chimère va rééditer luxueusement le poème Adel. Il ne sera tiré de cette édition que le nombre d’exemplaires destiné aux souscripteurs. Nous ne saunons trop engager nos lecteurs à s’associer à cette œuvre de haute charité littéraire. Ils feront une bonne action et acquerront un bon livre. Les sommes — déduction faite du prix d’impression — seront intégralement versées entre les mains de la veuve du tant regretté poète.

Chimère donnera le nom de tous les souscripteurs. Prix du volume : 3 fr. Il sera tiré des exemplaires sur papier de luxe, pour les souscripteurs qui le demanderont. Prix : 6 fr. Envoyer demandes et mandats au Directeur de Chimère, 52. Cours Gambetta, Montpellier.