Éloge de la folie (Nolhac)/XXVIII

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Traduction par Pierre de Nolhac.
Garnier-Flammarion (p. 35).

XXVIII. — Parlons à présent des métiers. Comment les esprits ont-ils conçu et transmis tant de connaissances qui passent pour excellentes, sinon par soif de la gloire ? C’est à force de veilles et de sueurs que des hommes, en vérité extrêmement fous, ont cru acheter cette renommée qui est bien la plus vaine des choses. Vous n’en devez pas moins à la Folie toutes les précieuses commodités de l’existence par lesquelles, ce qui est infiniment agréable, vous tirez parti de la folie d’autrui.