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Évangile d’une grand’mère/8

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Librairie de L. Hachette et Cie (p. 26-27).

VIII

FUITE EN ÉGYPTE.



Après que Jésus eut été porté au Temple par Marie et par Joseph, ils retournèrent à Bethléem. Une nuit pendant que Joseph dormait, un Ange lui apparut et lui dit :

« Lève-toi, prends l’Enfant et sa Mère, et fuis en Égypte. Tu y demeureras jusqu’à ce que je vienne t’avertir de retourner dans ton pays ; parce que le Roi Hérode cherchera l’Enfant pour le faire mourir. »

Joseph se leva, éveilla la Sainte-Vierge, lui dit ce qu’il venait d’entendre et prépara tout pour partir de suite.

Jacques. Et comment sont-ils partis ? Ils n’avaient pas de voiture ?

Grand’mère. Non, mais on pense que saint Joseph avait un âne ; il fit un paquet des choses les plus nécessaires à l’Enfant Jésus et à sa Mère, le plaça sur l’âne avec la Sainte Vierge Marie qui tenait dans ses bras l’Enfant Jésus, et saint Joseph marcha près d’eux pour les conduire. Ils s’enfuirent au milieu de la nuit, dans l’obscurité, pour que personne ne les vît partir et ne pût aller dire à Hérode qu’ils avaient emmené l’Enfant, et le chemin qu’ils avaient suivi.

Jacques. Mais puisque l’Enfant Jésus était le bon Dieu, pourquoi ne tuait-il pas le méchant Hérode ?


Fuite en Égypte.



Grand’mère. Parce que Jésus n’est pas venu sur la terre pour tuer les méchants, mais pour les convertir ; et de plus, il a voulu tout souffrir pour l’amour de nous, pour nous apprendre à supporter patiemment toute espèce de souffrance.