1914-1916/À Maurice Demaison

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1914-1916 : poésies
Mercure de France (p. 117-118).

À MAURICE DEMAISON


Prends ce livre, Lecteur. Crois-m’en. Il vaut son prix.
Si j’en sais d’autres où plus haut tonne l’orage
Qui verse sur nos champs le feu qui les ravage
Nul mieux que celui-là n’est plus le nôtre. Lis.

Car en le feuilletant, de croquis en croquis,
Tu peux — vibrant de foi, d’espoir et de courage —
Entendre clairement battre de page en page
Le cœur vaillant, le cœur sublime de Paris.


Il est là tout entier, ce beau cœur héroïque,
Tour à tour anxieux, tendre, hautain, stoïque
Parmi les noirs grands jours que la ville a vécus,

Où la France, à genoux aux pieds de la Victoire,
Sous son aile, signait, grave, une fois de plus,
Son nom avec du sang au livre de la gloire…