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Air de M. Lambert pour la Reine

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Poésies diverses, Texte établi par Charles Marty-Laveaux10 (p. 153).

L

Air de M. Lambert[1] pour la Reine.

Le mariage de Marie-Thérèse d’Autriche avec Louis XIV fut célébré le 9 juin 1660, à Saint-Jean-de-Luz (voyez tome VI, p. 254, note 1). Ce sixain, signé M. de Corneille, a été imprimé pour la première fois dans le Recueil des plus beaux vers qui ont esté mis en chant, Auec le Nom des Autheurs tant des Airs que des Paroles, à Paris, chez Charles de Sercy, M.DC.LXI, in-12, p. 89. L’Achevé d’imprimer est du 18 juin 1661. Ce Recueil ne contient que les vers, et non la musique ; nous l’avons vainement cherchée dans les Airs à une, II. III. et IV. parties avec la basse-continue composez par Monsieur Lambert, maistre de la musique de la chambre du Roy, à Paris, par Christophe Ballard, M.DC.LXXIX. in-folio.


C’est trop faire languir de si justes désirs,
Reine, venez assurer nos plaisirs
Par l’éclat de votre présence ;
Venez nous rendre heureux sous vos augustes lois,
Et recevez tous les cœurs de la France 5
Avec celui du plus grand de ses rois.


  1. C’est le célèbre musicien dont Boileau parle dans sa IIIe satire, la Fontaine dans la fable v du livre XI, et Tallemant des Réaux dans ses Historiettes, tome VI, p. 195-199. Il était né en 1610 et mourut en 1696.