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Analyse du Kandjour/Gyut/13

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Traduction par Léon Feer.
Texte établi par Musée Guimet, Paris (Tome 2p. 318-327).
VOLUME XIII. — (Pa)

Soixante et onze ouvrages distincts :

1. Mahâ-sahasra-pramardana-sûtra, tib. Stongs-chen-po-rab-tu-hjoms-pa mdo, སྟོངས་ཆེན་པོ་རབ་ཏུ་འཇོམས་པ – མདོ (folios 1-39) : « Le suprême triomphateur (ou dompteur) des grands mille (mondes) ». Adoration au Buddha et à tous les Bodhisattvas. Prononcé par Gom-dan-das (Çâkya) à Rajâgṛha (Rgyal-pohi-khab) sur le côté méridional du Gṛdhra-kûta-parvata, en présence de mille deux cent cinquante Gelongs. Toutes sortes de dieux et de démons (spécialement Brahmâ, Indra, et les quatre gardiens du monde sur le Ri-rab folios 139-140), s’adressent à Com-dan-das pour écouter son enseignement sur la délivrance de la peine. Il leur donne plusieurs instructions, et ils prennent refuge dans les sept Buddhas. Il y a plusieurs éloges de Buddha exprimés par les divinités, et aussi quelques mantras.

2. Mahâ mayûri-vidya-rajñi-dhâranî, tib. Rig-sngags-kyi-rgyal-mo rma-bya chen-mo gzungs, རིག་སྔགས་ཀྱི་རྒྱལ་མོ་རྨ་བྱ་ཆེན་མོ – གཟུངས​ (folios 39-46). La reine des Vidya-Mantras, la grande paonne. Énumération de toutes sortes de démons, — prières, éloges, mantras, instruction par Çâkya. (Folio 67). Toutes sortes de maladies, — prières au Buddha pour le bien-être de tous les êtres animés (folio 75). Divers noms de fleuves importants, entre autres ceux de Gangâ, Sin lhu, Paxu, Sita. Traduit par Çilendra Bodhi, Jñâna-siddhi, Çâkya-prabhâ et Bande-Ye-ces-sde.

3. Mahâ pratisara-vidya rajñî, tib. Rig-pahi-rgyal-mo-so-sor-brang-va-chen-mo, རིག་པའི་རྒྱལ་མོ་སོ་སོར་འབྲང་བ་ཆེན་མོ (folios 86-117) : « La princesse de la science, la grande voyageuse ». Dhâranî renfermant une instruction pour préparer les mandalas et accomplir les diverses cérémonies ; — mantras pour procurer le bonheur, guérir les maladies, etc. — prières et louanges adressés aux Buddhas et aux Bodhisattvas, — préservatifs contre toutes sortes de démons et d’esprits nuisibles ; — l’action de prendre refuge en Buddha, Dharma et Sangha. En général cette Dhâranî est considérée comme propre à adoucir les mœurs des gens barbares. — Traduit par Jina-mitra, Dâna-çila et Bande-ye çes-sde.

4, Mahâ-çitani sûtra, tib. Sil-vahi ts’al-chen-pohi-mdo, སིལ་བའི་ཚལ་ཆེན་པོའི་མདོ (folios 117-134). Sûtra appelé « la grande forêt froide », adressé par Çâkya aux prêtres et prêtresses. Adoration aux trois saints (folio 118). — Expression d’adoration ou de respect à plusieurs Buddhas, Bodhisattvas et disciples de Çâkya, avec une épithète ajoutée à leur nom pour exprimer leurs bonnes qualités. — Par exemple à Katyâyana : Chos-kyi gtam-la-hjigs-med-pa Katyahi-bu-la phyag-hts’al-lo, ཆོས་ཀྱི་གཏམ་ལ་འཇིགས་མེད་པ ། ཀ་ཏྱའི་བུ་ལ་ཕྱག་འཚལ་ལོ ། ། : « Salut à Katyâyana, intrépide quand il fait un discours sur la loi » ; comme aussi aux quatre grands rois ou gardiens du monde, aux vingt-huit Yaxas principaux, aux parents, instituteurs, tuteurs et aux dieux ; celui qui les implore leur demande à tous d’exaucer ses vœux. Énumération de toutes sortes de démons qui prennent refuge en Buddha. Plusieurs mantras, prières et éloges.

5. Mahâ mantra anudhâri-sûtra, tib. Gsangs-sngags chen-po rjes-su hdzin pahi-mdo གསང་སྔགས་ཆེན་པོ་རྗེས་སུ་འཟིན་པའི་མདོ (folios 134-143) : « Sûtra qui renferme un grand mantra » (ou « pour comprendre le grand mantra »). Instruction donnée par Çâkya à toutes sortes de démons, — mantras, prières et louanges.

6. Arya-marici nâma Dhârani, tib. Hphags-ma hod-zer-can jes bya-vahi-gzungs, འཕགས་མ་ཧོད་ཟེར་ཅན་ཞེས་བྱ་བའི་གཇུངས (folios 143-145), dhâranî ou charme de Marici, sainte déifiée ou déesse. Çâkya dit que Marici s’est affranchie de tous embarras. On prie pour obtenir d’être semblable à cette déesse. Énumération de plusieurs maux contre lesquels sa protection est réclamée. Prière et mantras. — Traduit par le Pandit Amogha-Vajra et le Lotsava Gelong Rin-chen Grags-pa.

7. Titre sanskrit et tibétain : Arya-parṇṇa çavarihi mdo (folios 145-146). Mantras ou charmes.

8. Arya-parṇṇa çavari nâma dhâranî, [tib. Hphags-ma ri-khrod-lo-ma-gyon-ma-shes bya-pahi-gzungs] འཕགས་མ་རི་ཁྲོད་ལོ་མ་གྱོན་མ་ཞེས་བྱ་བའི་གཟུངས​ (folios 146-147). Adoration à elle. Dhâranî de Parna Çavari (Sainte vêtue de feuilles d’arbres). Mantras et prières pour guérir les maladies et arriver à une heureuse situation.

9. Vajra çrim khalasyatantra-kalpa, tib. Rdo-rje-lu-gu-rgyud-mahi rgyud-kyi rtog-pa, རྡོ་རྗེ་ལུ་གུ་རྒྱུད་ལའི་རྒྱུད་ཀྱི་རྟོག་པ (folios 147-160). Cérémonies et mantras pour guérir les maladies.

10. Cunde devi nâma dhâranî, tib. Lha-mo skul byed-ma jes-bya vahi-gzungs, ལྷ་མོ་སྐུལ་བྱེད་མ་ཞེས་བྱ་བའི་གཟུངས​ (folios 160-161). Dhâranî de la déesse qui exhorte. Mantras pour détourner toutes choses nuisibles, et pour guérir les maladies épidémiques.

11. Janguli-nâma-vidya, tib. Dug-sel-vahi rig-sngags, དུག་སེལ་བའི་རིག་སྔགས་ (folios 161-162). Vidya ou l’art de guérir l’empoisonnemont (par des charmes ou des mantras). Quelques mantras.

12. Hiranyavati nâma dhâranî, tib. Dvyig-dang-ldan-pa jes bya-vahi gzungs, དབྱིག་དང་ལྡན་པ་ཞེས་བྱ་བའི་གཟུངས​ (folios 162-164). Dhâranî d’Hiranyavati. — L’heureux état de délivrance. — Quelques mantras. — Traduit par Jina mitra, Dâna-çîla et Bande-ye-çes-sde.

13. Yaçovatî-dhâranî, tib. Grags-ldan-mahi-gzungs, གྲགས་ལྡན་མའི་གཟུངས​ (folios 164-165). Mantras.

14. Jayavatî-dhâranî, tib. Rgyal-va-can gyi gzungs, རྒྱལ་བ་ཅན་གྱི་གཟུངས​ (folios 165-171) : « Dhâranî du victorieux » (ou « pour procurer la victoire » ). Prononcée par Com-dan-das à la demande de Vajrapâni, pour le profit des êtres animés. Effets merveilleux de quelques mantras spécifiés.

Plusieurs cérémonies à accomplir afin de rendre les mantras de cette Dhâranî efficaces pour toute entreprise.

15. Mayûri vidya-garbha, tib. Rig-sngags-kyi-rgyal-mo rma-byahi yang-sñing, རིག་སྔགས་ཀྱི་རྒྱལ་མོ་རྨ་བྱའི་ཡང་སྙིང​ (folios 171-172) : « L’essence de la Mayûri (paonne), Vidya-Mantra. — Quelques mantras et prières pour être délivré de toutes sortes de maux.

16. Agra-pradîpa-dhâranî, tib. Sgron-ma mchog-gi gzungs, སྒྲོན་མ་མཆོག་གི་གཟུངས​ (folios 172-179) : « La meilleure des lampes, Dhâranî. » Quelques mantras comme préservatifs contre toutes sortes de maux.

17. Aṣṭa-devi Dhâranî, tib. Lha-mo-brgyad-kyi-gzungs, ལྷ་མོ་བརྒྱད་ཀྱི་གཟུངས​ (folios 179-181). Quelques mantras prononcés par huit déesses.

18. Sarva-Tathâgatoṣniṣa-vijaya-nâma dhâranî kalpa samhita, tib. Devjin-gçegs-pa-thams-cad-kyig-tsug-tor-rnam-par rgyal-va-jes-bya-vahi gzungs rtog-pa-dang vcas-pa, དེ་བཞིན་གཤེགས་པ་ཐམས་ཅད་ཀྱི་གཙུག་ཏོར་རྣམ་པར་རྒྱལ་བ་ཞེས་བྱ་བའི་གཟུངས་རྟོག་པ་དང་བཅས་པ (folios 181-188) : « Dhâranî, Ornement de tête pour la victoire de tous les Tathâgatas avec quelques menues cérémonies. »

Nos 19, 20, 21, 22, 23, 24. — Six autres Dhâranîs, presque sous le même titre et sur le même sujet que la précédente, savoir : cérémonies, mantras, prières, louanges et charmes contre toute espèce de mal (folios 188-232).

25. Aparajita dhâranî, tib. Gjan-gyis-mi thub-pahi-gzungs གཞན་གྱིས་མི་ཐུབ་པའི་གཟུངས​ (folio 235). Dhâranî appelée « ne pas être surmonté par un autre ». Expression d’adoration à plusieurs Buddhas et à d’autres saints inférieurs. Merveilleux effets qu’elles produisent en garantissant contre toute espèce de mal. Les objets à redouter sont énumérés ainsi : Voleurs, feu, eau, poison, armes, bandes hostiles, famine, ennemi, maladie, éclair, mort prématurée, tremblement de terre, feu follet, crainte du prince, des dieux et de toutes sortes de démons ou de mauvais esprits. Répétition de plusieurs mantras, plusieurs sortes de possessions démoniaques (ou d’envahissement par de mauvais esprits). Folio 238. Énumération de toutes sortes de maladies dans diverses parties du corps.

26. Sarva Tathâgata hṛdaya vilokiti dhâranî, tib. De vjin gçegs-pa thams-cad-kyi sñing-po dam ts’ig-la-rnam-par-lta-vahi gzungs, དེ་བཞིན་ གཞེགས་པ་ཐམས་ཅད་ཀྱི་སྙིང་པོ་དམ་ཚིག་ལ་རྣམ་པར་འྟ་བའི་གཟུངས, folios 240-254 : « L’essence de tous les Tathâgatas. Dhâranî relative à un vœu ou à une promesse faite. — Com-dan-das (Çâkya) dans Galdan, en présence de Brahmâ, Visnu et Maheçvara, donne une instruction sur les six vertus transcendantes. Délivrance de la peine. Beaucoup prennent leur refuge dans le Buddha. — Les misères de la vie. — Indra demande à Com-dan-das d’enseigner aux êtres le moyen de remédier à ces maux. — Instruction morale. — Traduit par Jinâ-Mitra, Çilendra-Bodhi et Bande-ye-çes-sde (dans le neuvième siècle).

27. Sarva-roga-praçamanî-dhârani, tib. Nad-thams-cad-rab-tu-ji-var-byed-pahi-gzungs, ནད་ཐམས་ཅད་རབ་ཏུ་ཞི་བར་བྱེད་པའི་གཟུངས​ (folios 254-255). Dhâranî pour guérir tous les genres de maladies. — Adressé par Çâkya aux Gelongs à Mñan-yod (Sk. Çrâvasti).

28. Jvara-praçamanî dhâranî, tib. Rims-nad rab-tu-ji-var-byed-pahi-gzungs, རིམས་ནད་རབ་ཏུ་ཞི་བར་བྱེད་པའི་གཟུངས​ (folios 255-256).

29. Axi-roga-praçamanî-sûtra, tib. Mig-nad rab-tu ji-var byed-pahi-mdo, མིག་ནད་རབ་ཏུ་ཞི་བར་བྱེད་པའི་གཟུངས​ : « Sutrâ pour guérir les maladies des yeux. » — Prononcé par Com-dan-das à Râjagṛha, à la demande du grand prince noir des Yaxas. — Quelques mantras avec des cérémonies superstitieuses.

30. Arṣa-praçamâni-sûtra, tib. Gjang-hbrum rab-tu-jyi-var byed-pahi mdo, གཞང་འབྲུམ་རབ་ཏུ་ཞི་བར་བྱེད་པའི་མདོ (folios 256-258). Sûtra pour guérir les hémorrhoïdes.

31. Cauri-vidhvamsana dhâranî, tib. Mi-rgod-rnam-par-hjoms-pahi-gzungs, མི་རྒོད་རྣམ་པར་འཇོམས་པའི་གཟུངས​ (folios 258-259). Dhâranî pour civiliser un sauvage. Adressée par Çâkya à Kun-dgah-vo.

32. Bahu-putra-pratisara Dhâranî, tib. Bu-mang-po so-sor hbrang-vahi-gzungs, བུ་མང་པོ་སོ་སོར་འབྲང་བའི་གཟུངས​ (folios 259-260) : « Discussions entre plusieurs enfants », Dhâranî prononcée par Çâkya, à la demande d’un riche maître de maison de Çrâvasti, qui ne pouvait s’entendre avec Prasenajit (roi de Koçala). Un petit nombre de mantras. — Traduit par Jina-Mitra, Dâna-çila et Bande-ye-çes-sde. Il y a sur la même feuille, une autre Dhâranî.

33. Jnânâloka-dhâranî, tib. Ye-çes-ta-la-la-gzungs, ཡེ་ཤེས་ཏ་ལ་ལ་གཟུངས (folios 260-263) : « La lumière de la sagesse, Dhâranî ». Expression d’adoration à plusieurs Tathâgatas. Quelques mantras.

34. Raçmi-vimale dhâranî, tib. Hod-zer-dri-ma-med-pahi-gzungs, ཧོད་ཟེར་དྲི་མ་མེད་པའི་གཟུངས (folios 263-278) : « Le rayon de lumière immaculé ». Dhâranî enseignée par Com-dan-das à Ser-skya (Kapila), en présence de toutes sortes de Bodhisattvas, dieux et démons, à la demande d’un Brâhmane qui prend son refuge en Buddha. Instruction sur les fruits des bonnes et des mauvaises actions. Quelques mantras aussi. — Traduit par Vidyakara sanhi et Bande ye-çes-sde (dans le neuvième siècle). Les mantras ont été corrigés par Chovo Atisa et le Gelong Bromston (dans le onzième siècle).

35. Sarva mana antamita siddhi stûpe nâmadhâranî, tib. Çes-pa thams-cad mthar-phyin-par-grub-pahi-mchod-rten-jes-bya-vahi-gzungs, ཤེས་པ་ཐམས་ཅད་མཐར་ཕྱིན་པར་གྲུབ་པའི་མཆོད་རྟེན་ཞེས་བྱ་བའི་གཟུངས (folios 278-288) : « Accumulation (ou construction sacrée) de connaissance parfaitement rectifiée, dhâranî. » — Cérémonies à observer dans la construction et la consécration d’un Mchod-rten (Sk. Caitya) ; enseigné par Çâkya, à la demande de Vajrapâni. — Mantras.

36. Pratitya-samutpâda pari-hṛdaya-dhâranî, tib. Rten-cing-hbrel-par-hbyung-vahi-sñing-pohi-cho-gahi-gzungs, རྟེན་ཅིང་འབྲེལ་པར་འབྱུང་བའི་སྙིང་པོའི་ཆོ་གའི་གཟུངས​ (folios 288-292). Dhâranî ou court traité sur l’essence de l’enchaînement causal (ou dépendant) des choses.

37. Autre Sûtra sous le même titre et sur le même sujet (folio 293).

38. Autre dito (293-297).

39. Uṣnisa-jvala dhâranî, tib. Gtsug-tor-hbar-vahi-gzungs, གཙུག་ཏོར་འབར་བའི་གཟུངས​ : « Le turban ou diadème flambant, dhâranî. — Adoration de Buddhas, accompagnée de quelques mantras.

40. Pradaxa ratna traya-dhâranî, tib. Dkon mchog-gi-rten-la vskor-va bya vahi gzungs, དཀོན་མཆོག་གི་རྟེན་ལ་བསྐོར་བ་བྱ་བའི་གཟུངས​ (folios 297-8). Dhâranî à répéter en faisant le tour d’un symbole de Dieu (comme Buddha, Dharma et Sangha).

41. Daxinî pariçodhana, tib. Yon-yongs-su-sbyong-va, ཡོན་ཡོངས་སུ་སྦྱོང་བ (folio 298). « La purification des dons » (destinés à l’offrande). — Quelques mantras.

42. Prajñâ varddhani-dhâranî, tib. Ces-rab-skyed-pahi-gzungs, ཞེས་རབ་ཀྱེད་པའི་གཟུངས​ (folios 298-299). Dhâranî pour accroître l’esprit de finesse ou l’intelligence. La salutation est : Namo Ratna trayâya, Namo Arya Avalokiteçvarâya Bodhisattvâya Mahâsattâya, Mahâkarunikâya, etc. — Quelques mantras.

43. Pûja-megha-dhâranî, tib. Mchod-pahi-sprin-gzungs, མཆོད་པའི་སྤྲིན – གཟུངས​ (folios 300-301) : « Le nuage du sacrifice » (ou oblation de plusieurs choses). Expression d’adoration à tous les Buddhas placés aux dix coins du monde. Avantages résultant d’actes pieux et religieux de cette nature.

44. Aparamita-guna-aniçamsa-dhâranî, tib. Yon tan-vsngags-par-dpag-tu med-pa jes bya-vahi-gzungs, ཡོན་ཏན་བསྔགས་པ་དཔག་ཏུ་མེད་པ་ཞེས་བྱ་བའི་གཟུངས​ (folio 301) : « Immenses qualités dignes de louanges, dhâranî ». Quelques mantras, avantages qu’on recueille en les répétant fréquemment.

45. Sarva dharma-mâtrika-dhâranî, tib. Chos-thams-cad-kyi yum-gzungs ཆོས་ཐམས་ཅད་ཀྱི་ཡུམ – གཟུངས​ (folio 3021 : « La mère de toutes les vertus, dhâranî », Çâkya s’adresse à Kun-dgah-vo à Çrâvastî. — Quelques mantras.

46. Balavati nâma pratyangiri, tib. Phyir-bzlog-pa-stobs-can, ཕྱིར་བཟློག་པ་སྟོབས་ཅན​ (folios 302-303) : « Celui qui a la puissance de détourner » (toutes les choses nuisibles).

47. Vidya-râja Çvâsa mahâ, tib. Rig-sngags-byi rgyal-po-dvugs chenpo, རིག་སྔགས་ཀྱི་རྒྱལ་པོ་ – དབུགས་ཆེན་པོ (folios 303-304). Le grand souffle, vidya de premier ordre. — Quelques mantras. Çvâsamahâ, prince ou chef des Bhûtas (ou mauvais esprits) prend refuge en Buddha (Çâkya) et promet de ne pas nuire à ceux qui porteront avec eux cette dhârani.

48. Krodha-vijaya-kalpa-guhya-tantra, tib. Khro-vo-rnam-par-rgyal vahi-rtog-pa-gsang-vahi-rgyud, ཁྲོ་བོ་རྣམ་པར་རྒྱལ་བའི་རྟོག་པ – གསང་བའི་རྒྱུད​ (folios 304-384). Tantra mystique sur les cérémonies du furieux triomphant (nom d’une divinité). Exhortation à prendre refuge dans les trois saints adressée par cette divinité terrible. Description de mandalas, d’oblations, de cérémonies et de mantras. — Théologie mystique.

49. Cûdâ-manî dhâranî, tib. Gtsug-gi nor-bu gzungs, གཙུག་གི་ནོར་བུ་གཟུངས (folios 384-387). Çûdâ-mani (qui a un joyau au sommet de la tête), nom d’une Dhâranî. Adoration de Buddhas, Bodhisattvas et autres saints inférieurs ; prières qui leur sont adressées pour détourner toutes choses désagréables. — Mantras.

50. Candananga dhâranî, tib. Tsan-dan yan-lag gzungs, ཙན་དན་ཡན་ལག་གཟུངས (folios 387-389) : « Membre de Candan ou bois de santal, dhâranî », courte instruction par Çâkya aux Gelongs. — Quelques mantras.

51. Vijayava apatina pratgangiri, tib. Phyir bzlog-pa-rnam-par-rgyal-va-can, ཕྱིར་བཟློག་པ་རྣམ་པར་རྒྱལ་བ་ཅན (folios 389-302) : « Celui qui détourne victorieusement (ou le remède le plus efficace contre toutes les choses nuisibles). Adoration de Buddhas etc., mantras et prières.

52. Oja pratyâharaṇî-sûtra. tib. Mdangs-phyir-vzlog-pahi-mdo, མདངས་ཕྱིར་བཟློག་པའི་མདོ : « L’action de rétablir ou de recouvrer l’éclat du visage (ou la contenance). » Court sûtra adressé par Çâkya à Kun-dgah-vo. — Quelques mantras.

53. Ratna mâlâ, nâma aparâjita, tib. Gjan-gyis-mi-thub-pahi rin-po chehi phreng-va, གཞན་གྱིས་མི་ཐུབ་པའི་རིན་པོ་ཆེའི་ཕྲེང་བ (folios 393-395) : « Rosaire de joyaux pour éviter d’être surmonté par qui que ce soit ». Expression de diverses adorations. Prières et mantras pour être délivré de toute espèce de mal.

54. Sarva abhaya pradâna-dhâranî, tib. Thams-cad-la-mi jigs pa sbyin-pa-gzungs, ཐམས་ཅད་ལ་མི་འཇིགས་པ་སྦྱིན་པ – གཟུངས (folios 395-397). Encouragement pour tous. — Charme contre toute espèce de mal. Enseigné par Çâkya à Indra. — Quelques mantras.

55. Abhaya-vâdâ-aparâjita, tib. Gjan-gyis-mi-thub-pa mi-hjigs-pa-sbyin-pa, གཞན་གྱིས་མི་ཐུབ་པ་མི་འཇིགས་པ་སྦྱིན་པ (folios 397-400). L’action de conférer à une personne un courage tel que nul ne puisse la surmonter. — Quelques prières et mantras.

56. Abhiṣiñcani dhâranî, tib. Dvang-vskur-vahi-gzungs, དབན་སྐུར་བའི་གཟུངས (folios 400-402). Dhâranî pour conférer le pouvoir à quelqu’un. — Quelques mantras. Traduit par Jina-Mitra, Dâna cila et Bande-ye-çes-sde.

57. Caxu viçodhana-vidya, tib. Mig-rnam-par-sbyong-vahi rig-sngags, མིག་རྣམ་པར་སྦྱོང་བའི་རིག་སྔགས​ (folios 402-405) : « La purification de l’œil ». Çâkya donne l’instruction religieuse à quelques-uns des Çâkyas, qui prennent refuge en Buddha.

58. Sarva-antara sangrâsa dhâranî mantra, tib. Bar-du gcod-pa thams-cad-sel-vahi gzungs-sngags, བར་དུ་གཅོད་པ་ཐམས་ཅད་སེལ་བའི་གཟུངས་སྔགས (folio 405). Remède contre tout mal. Adressé par Com-dan-das à Vajrapâni.

59. Draviḍa vidya râja, tib. Hgro-lding-vahi-rig-sngags-kyi-rgyal-po, འགྲོ་ལྡིང་བའི་རིག་སྔགས་ཀྱི་རྒྱལ་པོ (folios 405-408). Vidya de premier ordre intitulé : « Celui qui prend son essor, qui vole haut » ; adressé par Çâkya à Kun-dgah-vo.

60. Dhvaja âgrakeyura-dhâranî, tib. Rgyal-mts’an-gyi rtse-mohi dpung-rgyan-gzungs, རྒྱལ་མཚན་གྱི་རྩེ་མོའི་དཔུང་རྒྱན་གཟུངས​ (folios 408-410) : « L’ornement placé à la pointe de la bannière ». Prononcé par Çâkya. Divers mantras. Traduit par Jina-Mitra, Dâna Çila et Bande-ye-çes-de.

61. Mahî mahendra-dhâranî, tib. Sahi dvang-po chen-po-gzungs, སའི་དབང་པོ་ཆེན་པོ – གཟུངས​ (folios 410-413). « Le grand dominateur de la terre », dhâranî. — Quelques mantras. — Hommage d’adoration à plusieurs saints ou Buddhas.

62. Mahâ daṇḍa-dhâranî, tib. Be-con chen-po-gzungs, བེ་ཅོན་ཆེན་པོ་གཟུངས​ (folios 416-424) : « Le grand bâton, dhâranî ». Mantras et prières.

63. Sumukhan dhâranî, tib. Sgo-vzang-po gzungs སྒོ་བཟང་པོ་གཟུངས​ (folios 416-424) : « La bonne porte » ; Dhâranî par Çâkya, à la demande de Vajrapâni.

64. Dharma-sâgara dhâranî, tib. Chos-kyi-rgya-mts’o gzungs, ཆོས་ཀྱི་རྒྱ་མཚོ་གཟུངས​ (folios 424-429) : « Océan de vertus ». Mantras par Çâkya à Vârânasî, avec des instructions sur la manière de garder la doctrine qu’il enseigne. Traduit par Surendra Bodhi, Prajñâ Varma et Bande-ye-çes-sde.

65. Gâthâ dviya-dhâranî, tib. Ts’igs-su-vcad-pa-gñis-pahi gzungs : ཚིགས་སུ་བཅོད་པ་གཞིས་བའི་གཟུངས​. Dhâranî, consistant en deux vers[1].

66. Ṣaṭ mukhi-dhâranî, tib. Sgo-drug-pa-gzungs, སྒོ་དྲུག་པ – གཟུངས​ (folios 429-430) : « Ce qui a six portes (ou entrées), dhâranî), par Çâkya. — Prières et mantras pour le bien-être des êtres animés.

67. Ṣaṭ axara-vidya, tib. Yi-ge-drug-pahirig sngags, ཡི་གེ་དྲུག་པའི་རིག་སྔགས​ (folios 430-432) : « Vidya mantra consistant en six lettres ». — Quelques mantras pour servir de préservatif contre des maladies déterminées. Adressé par Çâkya à Kun-dgah-vo.

68. Kañcavatî dhâranî. tib. Gser-can-gzungs, གསེར་ཅན – གཟུངས​ (folios 432-435) : « La Dhâranî d’or ». Charmes contre toute espèce de mal.

69. Karunâ-agramâ-dhâranî, tib. Sñing-rje mchog-gzungs, སྙིང་རྗ་མཆོག – གསུངས​ (folios 435-438) : « Celui qui est compatissant au suprême degré, dhâranî ». Expression d’adoration et prières adressées au Buddha pour obtenir sa protection contre les diverses calamités de la vie. — Quelques mantras.

70. Puṣpa kûta, tib. Me-tog-brtsegs-pa མེ་ཏོག་བརྩེགས་པ (folios 438-441) : « Amas de fleurs ». État heureux de ceux qui prennent leur refuge en Buddha.

71. Mahâ Dhâranî, tib. Gzungs-chen-mo, གཟུངས་ཆེན་མོ (folios 441-445)) : « La grande dhâranî ou le grand charme ». Kun-dgah-vo, ayant passé les trois mois d’été à Saketana (tib. Gnas-vcas) retourne à Çrâvastî (tib. Mñan-yod), près de Çâkya, qui lui dit cette dhâranî, comme un remède contre tout mal. — Quelques mantras, et histoires sur leur grande efficacité.

Nota. — Il y a plusieurs répétitions dans ce volume. La traduction de la plupart des ouvrages est attribuée aux célèbres traducteurs du ixe siècle, Jina-mitra, Danaçila, Surendra bodhi, Prajña Varma, etc. et Ban-de-ye-çes-sde. Toutefois je pense qu’ils n’ont pas pris part à la traduction de plusieurs de ces textes, si j’en juge d’après le contenu de ces ouvrages et celui d’autres traités traduits ailleurs par eux. Les écrivains tibétains nous apprennent que, à cette époque, les princes n’autorisèrent la traduction que d’un petit nombre d’ouvrages du système tantrika.
  1. Répétition de Mdo XI. 2e. (L. F.)