100%.png

Annales de pomologie belge et étrangère/Poire Beurré Colmar

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche


Annales de pomologie belge et étrangère - 1.djvu

Poire Beurré Colmar.

(Van Mons.)

(Spécimen récolté sur plein-vent.)

Cette variété est encore un gain du professeur Van Mons.

L’arbre, assez vigoureux, affecte la forme du poirier Marie-Louise de Van Mons, autrement nommé Marie-Louise Delcourt. Comme lui, il a les branches inclinées vers la terre ; ce qui ne doit pas empêcher de lui donner la forme pyramidale, la seule qui convienne à la nature de son fruit. Les rameaux sont lisses, olivâtres, parsemés de rares lenticelles allongées et peu proéminentes. Le gemme est brunâtre, cordiforme. Les feuilles, longues de 8 à 10 centimètres et larges de 3 à 4 ½, sont lancéolées, finement serretées, pointues, lisses ; elles ont les bords relevés en gouttière. Le pétiole est grêle, très-long (6 ½ centimètres), plat au-dessus, rond en dessous.

Le fruit est moyen ; il a ordinairement de 7 à 8 centimètres de hauteur sur 6 à 7 de diamètre. Sa forme a beaucoup de rapport avec celle du Beurré-Diel. Le pédoncule, gros, ligneux, long d’environ cinq centimètres, est implanté un peu obliquement, par rapport à l’axe du fruit, dans une cavité très-peu profonde et bordée de bosses d’une forme régulière. La peau est fine, quelquefois rude, souvent lisse, vert-clair, jaunissant légèrement à la maturité ; on remarque, à travers les taches de rouille qui la recouvrent, surtout autour du pédoncule et du calice, une infinité de petits points noirs très-apparents. La chair est d’un blanc verdâtre, fondante, beurrée, fine, pleine d’une eau vineuse, acidulée et un peu parfumée. Les pepins sont d’un brun clair, nuancés brun-noir aux extrémités ; les loges, qui les contiennent, Sont placées vers le milieu du fruit.

Cette poire mûrit en octobre ; c’est un fruit exquis, surtout lorsqu’il est cueilli quelques jours avant sa maturité, et qu’il a le temps de parfaire son eau au fruitier.

Le Beurré-Colmar a été envoyé à M. le baron d’Ingelmunster, par le jardinier de Van Mons, vers 1842 ; cependant il se trouve déjà mentionné sur des catalogues antérieurs.

Scheidweiler.