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Anthologie des poètes bretons du XVIIe siècle/Note bibliographique

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Anthologie des poètes bretons du XVIIe siècleSociété des bibliophiles bretons et de l’histoire de la Bretagne (p. xii-xvi).

NOTE BIBLIOGRAPHIQUE


Les indications bibliographiques sont disséminées dans cet ouvrage ; nous donnons seulement ici les noms des possesseurs des plus rares volumes qui nous aient servi ; ce nous est une occasion de remercier les bibliophiles qui ont obligeamment facilité notre tâche.

La Parthenice Mariane, de Nicolas Dadier, ajoute à sa valeur intrinsèque l’intérêt d’être une impression bretonne (Rennes, Tite Haran, 1613) ; l’exemplaire que nous avons consulté appartient â M. de la Borderie.

M. de la Borderie nous a communiqué la Légende de saint Armel, de Messire Baudeville ; quoique ce soit un livre moderne, imprimé à Saint-Brieuc, en 1855, par les soins de M. S. Ropartz, il est aujourd’hui rare et recherché.

On ne connaît qu’un exemplaire de la Zoanthropie d’Auffray : c’est celui de la Bibliothèque publique de Nantes ; quant aux Hymnes et Cantiques, ils sont bien rares aussi, et l’une des plus anciennes impressions briochines ; ils nous ont été prêtés par M. le Bon de Wismes.

La Bibliothèque de l’Arsenal, à Paris, nous a fourni un précieux contingent d’anciens recueils poétiques ; à celle de la ville de Rennes nous sommes redevables du Recueil de Rondeaux et Sonnets, imprimé à Nantes, en 1687.

M. de la Borderie a encore mis à notre disposition trois rares volumes de sa riche collection : la Nuict des nuicts, le Jour des jours… de Du Bois-Hus, le Zodiaque poétique, d’Alexandre de Rivière, et le poème du Bombardement de Saint-Malo (1694), par un anonyme. (Ce dernier et introuvable petit livre est une impression malouine ; il venait de la bibliothèque du poète breton Édouard Turquety.)

La première édition de la traduction des Epistres d’Ovide, par Jean Barrin (Paris, Claude Barbin, 1666), appartient à M. Olivier de Gourcuff. Les autres éditions des traductions de Barrin, l’unique édition de Montplaisir, les diverses éditions de Le Pays, de Cériziers, de l’Emanuel de Le Noir, des Cantiques du Père Monfort, n’ont pas les mêmes mérites de rareté que les livres mentionnés ci-dessus.

Nous remarquerons toutefois que la satire du P. Montfort sur les dérèglemens de Rennes (voir ci-dessous, p. 233), ayant été exclue de toutes les éditions des Cantiques faites en Bretagne, manque dans beaucoup d’exemplaires : nous nous sommes servis de la troisième édition (sans date) imprimée à Niort pour Jacques Desbordes, qui nous a été communiquée par M. de la Borderie.

Nous tenons aussi à compléter ce qui est dit dans notre texte (p. 159-160 ci-dessous) des éditions de l’Emanuel de Le Noir. Il] a eu de ce poème, au xviie siècle, au moins sept éditions : la première (non signalée jusqu’ici, mais dont M. de la Borderie possède un exemplaire) imprimée en 1657 « par René Rousseau, imprimeur demeurant à Paris, au milieu de la ruë Gallande, joignant l’enseigne des trois Poullettes ; » la deuxième en 1658 ; la troisième vers 1660 ou 1661 ; la quatrième donnée par Louis Vendosme à Paris, en 1664, avec des additions importantes formant environ un millier de vers, et consistant en « trente-cinq histoires ou passages notables de l’Évangile ; » la cinquième imprimée à Niort en 1666 par Philippe Bureau, et qui (chose singulière) ne contient pas les additions de 1664 ; la sixième à Rouen en 1673 ; la septième imprimée à Saumur en 1678, par René Péan. Il y en eut aussi une, cent ans plus tard (en 1772 à Amsterdam), selon M. Bizeul, qui dans l’excellent article Le Noir donné par lui à la Biographie Bretonne (II, p. 286) ne mentionne, outre cette édition, que celles de 1678, 1673 et 1658.

Notons encore, quoi qu’en dise la Biographie Bretonne (I, p. 484), que Julienne Cuquemelle n’a point publié deux recueils de Cantiques, mais un seul qui a eu deux éditions, l’une en 1711, l’autre en 1725, dont la seconde, comme l’indique le titre, est augmentée.

Enfin on trouvera peut-être M. Stéphane Halgan (ci-dessous, p. 117 et 168), trop sobre d’indications sur le recueil si rare et si curieux qui contient les poésies de René Gentilhomme et de Babin. Mais une publication antérieure de la Société des Bibliophiles Bretons, le volume des Lettres nouvelles de Des Forges Maillard (1882), renferme sur René Gentilhomme et sur son recueil des renseignements très complets, aux pages 174 à 177 et 179 à 181.


Halgan – Chérubins page XVI.png