Architecture rurale, premier cahier, 1793/introduction

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INTRODUCTION.


La possibilité d’élever les Maisons de deux, même de trois étages, avec la terre seule, d’entreposer sur leurs planchers les plus lourds fardeaux et d’y établir les plus grosses fabriques, étonne tout le monde, ou plutôt tous ceux qui n’ont pas été à la portée de voir ces constructions originales ; c’est pour les en convaincre que je vais commencer par l’art du pisé, le cours d’étude qu’il est urgent de faire pour accélérer la multiplication des petites propriétés dans la campagne, si désirée par la Convention Nationale, et répétée par mille et mille auteurs.

Si je suis assez heureux de satisfaire mes compatriotes, je dois espérer de leur zèle un concours suffisant, sans lequel je ne saurois compléter cette entreprise essentielle ; ils ne verront, sans doute, dans l’achat de ce petit Traité, qu’une contribution patriotique, pour m’aider à répandre dans toutes les parties de la République, un nouvel art qui seul peut garantir les campagnes du fléau des incendies, puisqu’il pourra s’exécuter par les propriétaires les plus indigens.

Avant de traiter des maisons faites avec la terre qu’on nomme pisé, je crois nécessaire de donner un apperçu sur l’origine de cet art.