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Art d’enseigner aux sourds-muets/Dédicace

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J.-G. Dentu (p. Dédicace).


À

M. L’ABBÉ SICARD.



MON CHER MAÎTRE ET RESPECTABLE AMI,

Un sentiment délicat a fait penser que le prix décerné à l’éloge de l’abbé de l’Épée, donné par vos mains, en serait plus flatteur[1]. Vous vous êtes trouvé tout naturellement par-là, entre votre maître, à côté de qui vos talens vous ont placé, et votre disciple, qui s’efforce de marcher sur vos traces.

Souffrez que je cherche à conserver ce rapprochement trop glorieux pour moi, en mettant votre nom à la tête de ce discours. Si j’y ai saisi les traits de votre illustre prédécesseur, c’est qu’ayant le bonheur de vivre auprès de vous, je trouvais toujours sous mes yeux un heureux modèle. C’est, je n’en doute pas, aux idées que j’ai puisées dans nos entretiens journaliers, que je suis surtout redevable des suffrages dont la Société royale académique a honoré ce discours, qui, je ne le sens que trop, laisse encore beaucoup à désirer. Vous relirez, j’espère, avec plaisir, la vie de celui qui avait si bien prédit tous vos succès. Il m’est doux de pouvoir rassembler ici vos deux noms déjà unis par une même gloire, pour leur offrir un même tribut de respect et d’admiration.

  1. M. le comte de Saint-Albin, qui présidait la Société au nom de Monseigneur le duc d’Angoulême, voulut que la médaille décernée à l’auteur de ce discours, lui fût remise par les mains de M. l’abbé Sicard.