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Au-dessus de la mêlée/Le Meurtre des Élites

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XVI

LE MEURTRE DES ÉLITES


Le mot n’est pas d’aujourd’hui[1] ; mais d’aujourd’hui est le fait. Jamais, en aucun temps, on n’a vu l’humanité jeter dans l’arène sanglante toutes ses réserves intellectuelles et morales, ses prêtres, ses penseurs, ses savants, ses artistes, tout l’avenir de l’esprit, — gaspillant ses génies comme chair à canon.

Et sans doute, cela est grand, lorsque la lutte est grande, lorsqu’un peuple combat pour une cause éternelle, dont la ferveur embrase la nation tout entière, du plus petit au plus grand, fond tous les égoïsmes, purifie les désirs, et des âmes multiples fait une âme unanime. — Mais si la cause est suspecte, ou si elle est souillée, (ainsi que nous jugeons celle de nos adversaires), quelle sera la situation d’une élite morale, qui a gardé le triste et hautain privilège d’entrevoir tout au moins une partie de la vérité, et qui doit cependant combattre, mourir, tuer pour une foi dont elle doute ?

Les esprits passionnés qu’enivre le combat, ou que volontairement aveuglent les nécessités de l’action, ne s’embarrassent pas de ces questions. L’ennemi est pour eux un bloc ; et ce bloc seul existe, car il faut qu’ils le brisent : c’est leur rôle, leur devoir. À chacun son devoir ! — Mais si les minorités n’existent pas pour eux, elles existent pour nous qui, ne combattant pas, avons la liberté et le devoir de tout voir, nous qui faisons partie de la minorité éternelle, celle qui a été, qui est et qui sera l’éternelle opprimée, l’invincible éternelle. À nous d’entendre et de révéler ces souffrances morales ! Assez d’autres répètent, ou inventent, les joyeux échos de la mêlée. Que d’autres voix s’élèvent, qui rendent au combat ses tragiques accents et son horreur sacrée !

Je prendrai mes exemples dans le camp ennemi, — pour plusieurs raisons : parce que la cause allemande étant, dès le début, entachée d’injustice, les souffrances du petit peuple des justes et du peuple plus petit encore des clairvoyants y sont plus grandes qu’ailleurs ; — parce que ces témoignages s’étalent ouvertement dans des publications, dont la censure allemande n’a pas vu la hardiesse ; — parce que je m’incline avec respect devant la discipline héroïque du silence que la France qui combat s’impose sur ses souffrances. (Plût à Dieu que ce silence ne fût pas rompu par ceux qui, prétendant les nier, dans des récits de journaux sans sérieux et sans dignité, profanent la grandeur du sacrifice par la légèreté révoltante de leurs niaises facéties !)


J’ai montré, dans un article récent[2], qu’une partie de la jeunesse intellectuelle d’Allemagne était loin de partager le délire guerrier de ses aînés. J’ai cité certaines désapprobations énergiques infligées aux théoriciens de l’impérialisme par ces jeunes écrivains. Et ceux-ci ne sont pas, ainsi que l’a pu croire un article du Temps (à la loyauté duquel je suis heureux d’ailleurs de rendre hommage), un groupe aussi restreint que celui de nos symbolistes. Ils comptent parmi eux des artistes qui jouissent d’un large public et qui ne prétendent nullement (à part le groupe de Stefan George) écrire pour quelques-uns, — qui veulent écrire pour tous. J’ai dit que la revue du plus hardi d’entre eux, le Forum, de Wilhelm Herzog, était lu dans les tranchées allemandes et en recevait des approbations.

Mais ce qui est plus étonnant, c’est que cet esprit de critique ait pénétré certains des combattants, et même ait fait son apparition parmi des officiers allemands. Dans le numéro de novembre-décembre de la Friedens-Warte, éditée à Berlin, Vienne, Leipzig, par le Dr Alfred-H. Fried, on trouve un Appel aux peuples germaniques ( « Aufruf an die Vœlker germanischen Blutes »), adressé, à la fin d’octobre, par le baron Marschall von Biberstein, Landrat de Prusse et capitaine de la réserve du 1er régiment de la garde à pied. Cet article a été écrit dans une tranchée au nord d’Arras, où le 11 novembre, Biberstein fut tué. Il exprime sans feinte l’horreur de la guerre et le désir ardent que ce soit la dernière : « C’est la conviction à laquelle sont arrivés ceux qui se trouvent sur le front et qui sont les témoins des souffrances indicibles d’une guerre moderne. » Franchise plus méritoire encore : Biberstein se décide à un commencement d’aveu et de mea culpa pour les fautes de l’Allemagne. « La guerre a ouvert les yeux, dit-il, sur notre effrayante Unbeliebtheit (faculté de n’être pas aimés). Toute chose a sa cause : nous devons avoir causé cette haine ; et même, en partie, nous l’avons justifiée… Espérons que ce ne sera pas le dernier profit de cette guerre que l’Allemagne fera un retour sur elle-même, cherchera à reconnaître ses fautes et à les corriger. » Malheureusement, l’article est encore gâté par l’orgueil germanique qui, désirant la paix du monde, prétend l’imposer au monde, et rappelle, par certains côtés, le pacifisme belliqueux du trop célèbre Ostwald.

Mais voici, d’un autre officier (dont j’ai déjà parlé dans mon dernier article), le poète Fritz von Unruh, premier lieutenant de uhlans sur le front ouest, des scènes dramatiques en vers et prose, parues tout récemment sous le titre : Vor der Entscheidung (avant la décision)[3]. C’est un poème dramatique, où l’auteur a noté ses propres impressions et sa transformation morale. Le héros, qui est comme lui un officier de uhlans, traverse différents milieux de la guerre, et reste partout un étranger, une âme dégagée des passions meurtrières, qui voit l’abominable réalité et qui en souffre jusqu’à l’agonie. Les deux scènes reproduites par la Neue Zürcher Zeitung montrent une tranchée boueuse et sanglante, où des soldats allemands, comme des bêtes à l’abattoir, meurent ou vont mourir, avec d’amères paroles, — et des officiers qui se grisent de Champagne autour d’un mortier de 42 et rient et s’étourdissent, jusqu’à ce qu’ils tombent écrasés de fatigue et de sommeil De la première scène, je détache ces terribles paroles d’un de ceux qui attendent, dans la tranchée, sous la mitraille : — (Dreissigjœhriger) « un homme de trente ans » :

Au pays, ils rient, — ils arrosent chaque victoire. — Ils nous égorgent comme du bétail de boucherie — et ils disent : « C’est la guerre ! » — Quand ce sera fini, ils sont malins, — ils nous feront fête pendant trois ans. — Mais le premier estropié ne grisonnera pas — qu’on se moquera déjà de ses cheveux blancs.

Et le uhlan, saisi d’horreur au milieu des massacres, se jette à genoux et prie :

Toi qui donnes la vie, toi qui la prends, — comment te reconnaître ? — Dans ces tranchées jonchées de corps mutilés, — je ne te trouve pas, Le cri déchirant de ces milliers qu’étouffe l’affreuse étreinte de la mort ne perce-t-il pas jusqu’à toi, — ou se perd-il dans l’espace glacé ? — Pour qui doit fleurir ton printemps ? — Les splendeurs de tes soleils, pour qui ? Oh ! pour qui, mon Dieu ? Je te le demande au nom de tous ceux à qui le courage et la peur ferment la bouche devant l’horreur de tes ténèbres : quelle chaleur ai-je en moi ? — Quelle vérité luit ? Ce massacre peut-il être ta volonté ? — Est-ce ta volonté ?…
(Il perd connaissance et tombe.)


D’une douleur moins lyrique, moins exaltée, plus simple, plus réfléchie, et plus proche de nous, est la suite des Feldpostbriefe du Dr Albert Klein, professeur à l’Oberrealschule de Giessen et lieutenant de la landwehr, tué le 12 février en Champagne[4]. Laissant de côté les pages les plus frappantes peut-être pour les qualités d’art et de pensée, je ne donnerai de ces lettres que deux extraits qui sont de nature à intéresser particulièrement les lecteurs français.

Le premier nous dépeint avec une rare franchise l’état moral de l’armée allemande :


Brave, sans souci pour sa vie, qui l’est parmi nous ? Nous tous nous savons trop ce que nous valons et ce que nous pouvons ; nous sommes au meilleur âge ; de la force dans les bras et les âmes ; et comme personne ne meurt volontiers, personne n’est brave (tapfer), au sens habituel du mot ; ou cela est extrêmement rare. Justement parce que la bravoure est si rare dans la vie, c’est pour cela qu’on fait cette dépense de religion, de poésie, de pensée, qui de bonne heure déjà commence à l’école, — qui chante comme le sort le plus haut la mort pour la patrie, jusqu’à ce qu’elle atteigne son faîte dans ce faux héroïsme qui fait tapage autour de nous dans les journaux et les discours, et qui est à si bon marché, — et aussi dans le vrai héroïsme d’un petit nombre, qui s’exposent et entraînent les autres… Nous faisons notre devoir, nous faisons ce que nous devons ; mais ce sont là des vertus passives… Quand je lis dans les journaux, dans les écrivailleries de ceux qui ont une mauvaise conscience, parce qu’ils sont en sûreté par derrière, quand je lis ces hâbleries qui font de tout soldat un héros, cela me fait mal. L’héroïsme est une plante rare, et l’on ne bâtit sur lui aucune armée du peuple (Volksheere). Pour la tenir, on a besoin que l’homme ait devant les supérieurs du respect et même plus de peur (Angst) que devant l’ennemi, on a besoin de supérieurs qui aient de la conscience, fassent bien leur devoir, sachent bien leur affaire, aient du coup d’œil, et maîtrisent leurs nerfs. Quand nous lisons les éloges que font de nous ceux qui sont par derrière, nous rougissons. Dieu soit loué ! la vieille robuste pudeur n’est pas morte chez nous… Ah ! chers amis, qui est ici ne parle pas si complaisamment de mourir, de trépas, de sacrifice, de victoire, comme le font ceux qui, derrière nous, sonnent les cloches, déclament les discours, écrivent les journaux. Qui est ici s’accommode comme il peut de l’amère nécessité de la souffrance et de la mort, si c’est son lot ; mais il sait, il voit que de nobles sacrifices, d’innombrables, d’innombrables sacrifices on été déjà accomplis, et que de la destruction, on en aurait depuis longtemps assez, de notre côté comme de l’autre. Précisément quand on doit, comme moi, voir en face la souffrance, alors s’entrelace un lien qui m’unit avec ceux qui sont là-bas, de l’autre côté ; (et qu’il vous lie aussi avec eux, mes chéris !… Oui, vous le sentez aussi, n’est-ce pas ?…) Si je reviens d’ici (ce que je n’espère presque plus), mon devoir le plus cher sera de me plonger dans l’étude de la pensée de ceux qui ont été nos ennemis. Sur une plus large base, je veux reconstruire mon être… Et je crois, qu’après cette guerre, il sera moins difficile qu’après toute autre d’être humain.


Le deuxième fragment est le récit d’une émouvante rencontre avec un prisonnier français :

Hier soir, j’ai été étrangement ému. J’ai eu l’occasion de voir un transport de prisonniers, et j’ai causé avec un d’eux, un collègue, professeur de philologie ancienne au collège de F… Un homme si ouvert, si intelligent, d’une si belle tenue militaire comme tous ses compagnons, bien qu’ils vinssent de passer par une terrible épreuve, — le feu des mitrailleuses… Il me fut une preuve du non-sens de la guerre. Je pensais, comme on eût voulu être l’ami de ces hommes, qui vous sont si proches par l’éducation, la façon de vivre, le cercle de pensées, les intérêts. — Nous nous mîmes à causer d’un livre sur Rousseau, et nous commençâmes à disputer, comme de vieux philologues… Combien nous sommes semblables en force et en valeur ! Et combien peu vrai ce que nos journaux racontent des troupes françaises ébranlées et épuisées ! Aussi vrai, aussi peu vrai que ce que les journaux français écrivent sur notre compte… Le collègue français montrait dans ses propos un esprit si réfléchi, tant de compréhension et d’estime pour l’esprit allemand ! Que nous soyons ainsi faits pour être amis et que nous devions être séparés !… J’étais tout à fait bouleversé. Je m’assis anéanti. Je méditais, je méditais… Et je ne pouvais m’en tirer par tous les sophismes. — Aucune fin, aucune fin à la guerre, qui depuis bientôt six mois engloutit dans son gouffre hommes, fortune et bonheur ! Et ce sentiment est le même chez nous et chez les autres. Toujours le même tableau : nous faisons la même chose, nous souffrons la même chose, nous sommes la même chose. Et c’est justement pour cela que nous sommes si âprement ennemis…


Mêmes accents d’angoisse et de trouble, avec un désespoir qui touche presque à l’affolement, par instants, et, qu’à d’autres, soulève un haut élan religieux, dans les lettres d’un soldat allemand à un professeur de la Suisse allemande : — (nous en avons eu connaissance, depuis trois à quatre mois, à l’Agence des prisonniers, et elles ont été publiées dans Foi et Vie, n° du 15 avril[5]. On a fait le silence sur elles. Nous insisterons donc. Elles en valent la peine). — Dans ces lettres, qui vont de la deuxième quinzaine d’août à la fin de décembre, on voit, dès le 25 août, chez les troupes allemandes, le désir de la paix :

Nous tous, même ceux qui au début furent les plus acharnés à la lutte, nous ne désirons plus aujourd’hui que la paix, nos officiers aussi bien que nous… Tout convaincus que nous soyions de la nécessité de vaincre, l’enthousiasme guerrier n’existe pas chez nous ; nous remplissons notre devoir, mais le sacrifice est dur. C’est notre âme qui souffre… Je ne puis dire les souffrances que j’endure…


20 septembre. Un ami m’écrit : « Le 20 et le 25 août, j’ai pris part à de grandes batailles : depuis, je souffre moralement jusqu’à épuisement complet, tant physique que psychique. Mon âme ne trouve plus de repos… Cette guerre nous révélera combien de la brute réside encore dans l’homme, et cette révélation nous fera faire un grand pas hors de l’animalité : sinon, c’en est fait de nous. »

28 novembre. (Une admirable page, où l’on croirait entendre la voix du vieux Tolstoï.) Que sont tous les harassements de la guerre, comparés aux pensées qui nuit et jour nous obsèdent ? Quand je me trouve sur une colline d’où la vue domine la plaine, voici l’idée qui, sans cesse, me torture : là-bas, dans la vallée, la guerre fait rage ; ces lignes brunes qui sillonnent le paysage sont pleines d’hommes qui sa trouvent face à face, comme ennemis. Et là-haut, sur la colline, devant toi, se tient peut-être un nomme qui, comme toi, contemple les bois, le ciel bleu, et qui peut-être rumine les mêmes pensées que toi, son ennemi !… Cette proximité continuelle vous rendrait fou ! On est tenté d’envier les camarades qui peuvent tuer le temps, en dormant, en jouant aux cartes…

17 décembre. Le désir de la paix est intense chez tous, chez tous ceux du moins qui se trouvent sur le front, qui sont obligés d’assassiner et de laisser assassiner. Les journaux disent qu’il est à peine possible de modérer l’ardeur guerrière des combattants… Ils mentent — consciemment ou inconsciemment. Nos pasteurs contestent dans leurs sermons la légende qui prétend que l’ardeur guerrière se ralentit… Vous ne sauriez croire combien de pareils bavardages nous indignent. Qu’ils se taisent, et qu’ils ne parlent pas de choses dont ils ne peuvent rien savoir ! Ou plutôt, qu’ils viennent, non point en aumôniers qui se tiennent à l’arrière, mais sur la ligne de feu, les armes à la main ! Peut-être alors s’apercevront-ils de la transformation intérieure qui s’accomplit en d’innombrables d’entre nous. Pour ces pasteurs, qui est dépourvu d’ardeur guerrière n’est pas un homme tel que notre époque en réclame. Il me semble pourtant que nous sommes de plus grands héros que les autres, nous qui, sans être soutenus par l’enthousiasme belliqueux, accomplissons fidèlement notre devoir, tout en haïssant la guerre de toute notre âme… Ils parlent d’une guerre sacrée… Moi, je ne connais pas de guerre sacrée. Je ne connais qu’une guerre, celle qui est la somme de tout ce qui est inhumain, impie, bestial dans l’homme, et qui est un châtiment de Dieu et un appel à la contrition pour le peuple qui s’y jette ou s’y laisse entraîner. Dieu envoie les hommes à travers cet enfer, afin qu’ils apprennent à aimer le ciel. Pour le peuple allemand, cette guerre me semble un châtiment et un appel à la contrition, — et en premier lieu, pour notre Église allemande… J’ai des amis qui souffrent à l’idée de ne pouvoir rien faire pour la patrie. Qu’ils restent chez eux avec la conscience bien tranquille ! Tout dépend de leur œuvre pacifique. — Mais les enthousiastes de la guerre, qu’ils viennent ! Peut être qu’ils apprendront à se taire…


Pourquoi publier ces pages ? me demanderont quelques-uns, en France. À quoi bon, quand la guerre est lancée, attirer la pitié sur des adversaires, au risque d’émousser l’ardeur des combattants ? » — Je répondrai : Parce que c’est la vérité, et parce que cette vérité légitime notre jugement, le jugement de l’univers contre les chefs de l’Allemagne et contre leur politique. Ce que leurs armées ont fait, nous le savons ; mais qu’elles l’aient pu faire, avec des éléments comme ceux dont nous venons d’entendre les confessions, incrimine encore plus leurs maîtres. Du fond des champs de bataille, ces voix d’une minorité sacrifiée s’élèvent comme une condamnation vengeresse des oppresseurs. Aux actes d’accusation dressés contre les Empires de proie et contre leur orgueil inhumain, au nom du droit violé, de l’humanité outragée, par les peuples victimes et par les combattants, s’ajoute le cri de douleur des âmes nobles de leur propre peuple que les mauvais bergers, qui ont déchaîné cette guerre, ont conduites et contraintes au meurtre et à la déraison. Sacrifier son corps n’est pas la pire souffrance, mais sacrifier aussi, renier, tuer son âme !… Vous qui mourez du moins pour une cause juste, et qui, gonflés de sève et lourds de foi, tombez, de même qu’un fruit mûr, que votre sort est doux auprès de ce supplice !… — Mais nous ferons en sorte que ces peines ne soient pas perdues. Que la conscience de l’humanité entende et recueille leur plainte ! Elle retentira, dans l’avenir, par-dessus la gloire des batailles ; et, qu’elle le veuille ou non, il faudra bien que l’histoire l’enregistre. L’histoire fera justice des bourreaux de leurs peuples. Et les peuples apprendront à se délivrer de leurs bourreaux.


Journal de Genève, 14 juin 1915.
  1. Je le reprends à M. Lucien Maury, dans un article antérieur à la guerre : (Journal de Genève), 30 mars 1914, et cité tout récemment dans sa remarquable thèse de doctorat : La loi du Progrès, par M. Adolphe Perrière, qui s’efforce de résoudre le tragique problème du rôle des élites.
  2. Littérature de Guerre (Journal de Genève, 19 avril).
  3. La Neue Zürcher Zeitung en a publié quelques fragments dans son numéro du 4 avril.
  4. La revue Die Tat, éditée par Eug. Diederichs, à Iéna, en donne de longs fragments dans son numéro de mai 1915.
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